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  • : Un mot d'ordre :jouons avec les mots, décrivons, écrivons. Actu : Je ne suis plus co-animatrice d'Ecriture Créative depuis quelques jours...parce que j'ai mis en place mon propre atelier d'écriture! c'est la Vallée des Mots, petit endroit vert et douillet où l'on s'amuse avec les...mots!http://fr.groups.yahoo.com/group/valleedesmots/ Marina.P.10.12.2006
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Images de Vie

Vie

 

le coton chatouille ses yeux endormis

et irrite son nez chatouillé.

ses joues se colorent de cette douce vie

qui revient par torrents à lui se connecter.

Jeudi 13 mars 2008
Un nid-de-poule,
Frais comme une moule
Sortie de sa mer,
Ephémère commère
Qui colporte les embruns
Pas si communs,
Nage dans le bonheur
Loquace du marcheur.
 
A chaque vigoureux pas,
Qu’entendons-nous pas ?
Ce ne sont que plaintes,
Disjointes, conjointes
De pieds malmenés !
 
Un nid-de-poule
Se tourneboule
Les bords
Et se pique
D’être épique,
Lors de ses racontars,
Accoudé au bar
Des urgences nostalgiques.
 
Les pieds, à hue et à dia,
Ont tenté l’évitement
De cette loggia
A cœur ouvert, achoppement
D’une paire de chaussures.
 
Mais les sanglots, les yeux
N’ont rien pu faire
Contre ce malheureux
Trou béant qui digère
Les pas des marcheurs
Si racoleurs
De Dame Nature,
Mais si peu prévoyants… 
 
 
publié dans : Poésie communauté : L'âme du poète
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Mercredi 12 mars 2008

Appuyez sur le trois. D'accord. Facile. Enregistrez votre message. D'accord. Je sais faire. Souriez. 
Ben pourquoi? Elle me voit la dame quand je parle dans mon téléphone portable? 
Souriez! Eh.. t'énerve pas, M'dame, je suis là, en train de sourire de mon plus joli minois et toi, tu es là à me regarder sombrer dans le noir lac de mes angoisses d'insomniaque perdue dans les tréfonds de mon esprit murmurant de douces complaintes galloises en yiddish.
Sourire effacé. Mais non, M'dame. J'appuie sur toutes les touches que tu me cites. Promis. Peut-être même un peu trop de touches, mais mes doigts sont trop gros je crois...
Bon, on recommence, car l'enregistrement vocal a fonctionné et l'on m'entend t'insulter M'dame.  Enfin, je veux dire, mets un peu du tien aussi... M'dame, allez!
Je veux juste changer le message d'accueil d'un répondeur automatique. 
Je ne veux pas perdre de temps. Ni d'amis. Parce que, là, sans vouloir t'offenser, M'dame, ils ne vont pas me laisser de traces de leur passage, mes amis, avec ce message, sourire ou pas d'ailleurs. 
Appuyez sur dièse. 
D'accord, je sais faire et je te le prouve. 
Effacer. 
Noooon ! Je n'ai rien fait encore !
Appuyez sur dièse pour recommencer
Oui, je le fais, M'dame. Tu sais que ta voix est une véritable dictature? Non, ben maintenant tu es au courant, M'dame.
Souriez!  Pff... 


publié dans : Nouvellettes communauté : Au fil des mots
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Mardi 11 mars 2008
Ô rage ! Ô désespoir!
Demain, dès l'aube,
Je pars. 

Descends de ton fier
Canasson et la main
Viens m'embrasser.

Sinon...

De tragiques aubades 
N'y feraient rien,
Ce coeur ne sera plus tien.

"Mais où est passé 
Mon petit palpitant
Du bon vieux temps?"

De rire jaune, je m'empiffre, 
De ton absence
Je m'étouffe.

Mais...

Le fier destrier 
Tombe au combat, 
Te laissant là.

Eh! Oh! du bateau,
Descends de ton nuage
Et fais moi un mirage.

Alors...

Poussière en filigrane usé
De ton voyage passé, 
Tu t'époussettes.

Ma robe de moire
Dans tes yeux se mire,
Ô rage! Ô désespoir...

J'ai oublié mon miroir!
publié dans : Poésie communauté : L'écriture dans tous ses états
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Lundi 10 mars 2008
Face à "Doukipudonktan, se demande Gabriel excédé.", l'incipit incroyablement maîtrisé de Zazie dans le métro , maîtrisé dans le sens où le ton est immédiatement donné, le décor planté, Gabriel exhibé, livre que je relis toujours de temps à autre pour me rappeler que la vie est courte mais drôle et foisonnante, j'ai eu envie d'ouvrir un livre, un autre, autre style, mais dont le titre, et non l'incipit, est de ceux que je voudrais avoir créés... Dostoïevski lit Hegel en Sibérie et fond en larmes. En même temps, Fiodor, sans vouloir être désobligeante, fallait pas se plonger dans de telles lectures non plus... Déjà que la Sibérie, ça ne doit pas être olé olé tous les jours...
Qu'est-ce qui t'arrive-t-il, mon petit? Dosto... toi qui as survécu au goulag, à l'exclusion en te hissant parmi les plus grands écrivains... Pleurer?  Faut dire également que Hegel n'est pas très très gentil:  en schématisant un peu (si, si, j'ai le droit, c'est mon espace ici !), on pourrait dire qu'Hegel estime que la Sibérie, niet, pas besoin d'en tenir compte dans l'histoire, avec un grand H ou pas, bien fait, tac, dans les dents ! Ce qui fait que Dosto peut bien se demander pourquoi il subit les avanies d'un monde qui le rejette. Même traitement pour l'Afrique, Africa out of Hegel's mind. Quand je vous disais qu'il n'est pas très sympa, ce Hegel, alors...? Alors du coup, livre terminé,  déjà recommencé toutefois pour mieux l'estourbir ensuite, je repasse malgré tout dans les bras de Mihail Sebastian, l'un des écrivains roumains les plus importants du 20ème siècle, pour effectuer des Promenades parisiennes. Et là, olé! pour le coup, car c'est un livre intéressant qui nous laisse voguer sur les années 30, à Paris. Le livre se termine sur quelques études littéraires, de Stendhal notamment (que je n'apprécie guère, mais bon, Sebastian ne devait pas être au courant  puisque dans les années 30, point je n'étais née ;-).
Trois livres, trois idées différentes, trois climats différents. Trois moments agréables.
publié dans : Lectures communauté : Ecrire
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Sablier des Jours

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Vivre !

Une longue aile douce et précieuse

 

Caresse avec lenteur ma joue,

 

M’emplit de suaves sensations,

 

Etend les frissons à mon cou,

 

Sèche mes larmes disgracieuses

 

Et me murmure ton nom.

 

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