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  • : Un mot d'ordre :jouons avec les mots, décrivons, écrivons. Actu : Je ne suis plus co-animatrice d'Ecriture Créative depuis quelques jours...parce que j'ai mis en place mon propre atelier d'écriture! c'est la Vallée des Mots, petit endroit vert et douillet où l'on s'amuse avec les...mots!http://fr.groups.yahoo.com/group/valleedesmots/ Marina.P.10.12.2006
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Images de Vie

Vie

 

le coton chatouille ses yeux endormis

et irrite son nez chatouillé.

ses joues se colorent de cette douce vie

qui revient par torrents à lui se connecter.

Lundi 7 mai 2007

Sept mai deux mille sept. Apopiras, page 2.

Le vent fait tourbillonner pétales avec force, branches avec vigueur, mais les bourgeons ne peut occire! Le renouveau est assuré. La verdure ne trépassera pas. A moins que le vert ne soit plus à la mode un certain jour...Pas impossible!

L'amour est enfant de bohème. Aime. Sème. Même. M'aimes-tu? Voici la question du siècle. Après le mal de dos, autrement dénommé the mal, nous avons l'amour. De soi, de toi, en moi, en nous, coeur de guingois, en espagnolette. Minette, allons voir si le rosier ses épines a rangé, sans quoi mon doigt serait piqué et mon bois endormi.

Quête du prince charmant, de la princesse charmante aussi. Il en faut pour tout le monde. Mais il n'y en aura pas pour tout un chacun justement. Voilà où réside l'attrait hystériiiisant du jeu: être servi avant qu'il n'y en ait plus. De quoi? Ben du charmant... A toutes les sauces, nous en aurons. Plutôt à la forestière pour certains êtres humains, aimant les contacts naturels. A la diable pour cellezéceux qui adoptent un mode de vie pimenté. A la parisienne, pour les personnes désirant du minet bien fricassé. A la méridionale, n'en déplaise à ceux qui ont peur de l'étranger. Drôle de rêve riant de vos peurs ineptes.

Une main, tendue, cinq doigts, tendus eux aussi. Attendre qu'en face de même notre vis-à-vis fasse. Communion. Union. Mignon, viens voir si le rosier ses épines a mangé.

Aujourd'hui est un jour de gueule de bois, ai-je entendu. Qui nous a forcé à boire la ciguë?

Demain sera ivre de nos amours délaissées, revenues, endolories, amoindries, cependant prêtes à se payer un coach pour une bonne remise en forme.

Très à la mode, le coach. En tous genres. Pour tous les goûts. Assurément!

Celui qui ne coache pas sa vie ne sera pas pérenne. Et qui ne voudrait absolument pas goûter  cette paillette d'éternité qu'un directeur de conscience marketisant nous propose avec tant de bonhomie?

Apopiras, journal de bord.

par marina.p publié dans : Apopiras.
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Dimanche 6 mai 2007

Ici commence le journal d’un esprit de notre temps, nageant dans les algues du ruisseau, les neurones pris dans des idées souvent à contre-courant, ne cherchant ni la demi-mesure ni le léchage de bottes.

Apopiras est mon prénom. Eloquent, étonnant, sonnant et trébuchant ! Mes parents, illettrés, adoraient le Latin. Tous les dimanches, ils l’écoutaient, sagement assis sur leur banc en bois, au fond de l’église. Le Latin était tout droit issu de Cuba, baragouinant cependant assez bien la langue latine.

Un jour, lors d’une tentative de corruption alliant le génie d’un désenvoûteur Cubain et d’une bonne du curé, un homme cria « apopiras, apopiras ». Mes parents retinrent alors ce doux nom peu commun et décidèrent de le garder bien au chaud pour leur enfant à naître. Ce fut moi.

Je mesure la chance d’être unique, je contemple, ébahie, les lettres sur ma porte de chambre qui étincellent et crient de toute leur âme « Apopiras ». Le –s final et fortement prononcé m’emmène loin, très loin, dans des contrées de délires inextinguibles.

Doux serpents qui sifflent… Apopirassss. Traitement, en latin. En français, petite possibilité de faire sa grande érudite et sa big star.

Apopiras je me nomme. Fierté d’un prénom soluble en bouche, fricassée de consonnes retournée en un coup de langue pour extirper ce joyau de l’antre de la parole : Apopiras.

Apopiras je suis, Apopiras je resterai.

Mon prénom est extraordinaire. Ma vie doit l’être tout autant. J’ai donc décidé d’écrire un journal.

Chaque jour, j’aviserai mes fans (qui a dit qu’avec un tel prénom je n’en aurais pas ?) de mes pensées nouvelles, de mes douleurs quotidiennes quand je songe à autrui, de mes joies incommensurables relatives à l’Autre.

Chaque jour, une lettre de moi, Apopiras, sera envoyée pour avertir mon lectorat du tourbillon qui provoque des idées sortant de l’ordinaire et de ma tête.

Chaque jour, j’attendrai avec impatience que le lendemain se montre pour pouvoir commencer une nouvelle partie de ce journal.

 

 

 

Aujourd’hui, six mai deux mille sept.

 

 

Le trèfle à quatre feuilles demande énormément d’eau pour grandir, s’épanouir et embellir les façades, débordant d’énergie et de verdure. Après lui avoir assené trois à quatre carafes d’eau bien calcaire, je lui demande s’il en a assez pour aujourd’hui  ou si ce grand buveur en désire encore.

Une brise, extrêmement légère, agite mollement quelques feuilles et tiges. Je crois comprendre une réponse négative. Tant mieux ! Nous oeuvrons ainsi pour l’économie de l’eau…

Je passe donc à autre chose. Les chats.

Ils ont l’air d’avoir chaud aussi. D’être aussi demandeurs que le trèfle d’un bon traitement anti-chaleur. Ont-ils une ménopause précoce ? Mais qu’en serait-il des mâles en cas de réponse positive à cette dernière question ? Je décide donc que ces bêtes ont juste chaud parce que c’est dans l’air du temps ! Il reste de l’eau dans l’arrosoir, je la projette sur leurs têtes amusées et leurs griffes acérées. Ce sont des chats habitués aux jets doux d’eau, se baignant facilement le derrière dans le bac de douche, le museau dans le lavabo et jouant avec dextérité et le jet d’eau du robinet de la cuisine.

Leurs minois semblent me remercier de ma bonté légendaire à leur égard.

Passons aux humains maintenant. En effet, je dois aller acheter du pain. Non pas que j’aime particulièrement le pain de ma boulangère, laquelle appartient sans doute plus à son mari qu’à ses clients, pauvre commerçante abusée par le langage. Mais je préfère, au pain de cette boutique, observer, regarder, écouter, noter les conversations des voisins, étrangers (personnes venant des villes avoisinantes) et vacanciers (toujours habillés de tongs et shorts ultra-shortissimes, en tous temps. Ils sont de plus en plus difficiles à classer et répertorier maintenant que ces articles sont très à la mode… Mais plus la tâche est ardue, plus je m’amuse, moi Apopiras).

La boutique étant fort bien renommée, il y a toujours de longues files d’attente. J’adore, vraiment. Oui, parce que cela me permet de m’adonner à ce fameux passe-temps : l’observation du genre humain sans avoir l’air d’y toucher.

Une blonde attendait devant moi. Fausse. Manucurée. Victime de la mode sévissant et maudissant toutes les anatomies féminines en leur faisant porter des incongruités telles que les jupes mini par moins vingt degrés Celsius. Pauvres victimes qui ne comprirent pas que ces fringues et ces styles étaient destinés à une party entre gens de la Haute, ne risquant pas de prendre froid entre la limousine et le palace.

Ceci étant, c’est une bonne chose que la haute-couture détermine certains styles et que la consommation de masse copie ces derniers. On évite certain mauvais goût ! Quoique… Non, je retire ce que je viens de dire : tous les goûts sont dans la nature, on n’évite donc rien, on met juste à portée de mesdames mesdemoiselles messieurs Tout Le Monde les rêves des grands créateurs. Ou presque.

Une blonde donc. Qui attend devant moi. Ou moi qui attends derrière elle plutôt, puisque je suis arrivée après elle. Elle regarde son téléphone portable toutes les cinq secondes, j’ai chronométré. Elle attend sans doute un appel ou un message V.I.P.. Ou elle est tout simplement affublée d’un T.O.C.. Peut-être les deux, en somme… Vip, toc, toc, vip, toc toc vite à ma porte pote de ma vie vip.

Son téléphone vibre. Elle devient toute rouge à travers ses trois centimètres de fond de teint qui ne glisse pas, qui ne coule pas, qui ne donne pas un effet-plâtre (sauf si appliqué à la truelle, comme ci-devant).

En émoi, elle accentue certains mots, vibrato léger, manifestement à destination des messieurs faisant la queue. « Ce soir ? Tu veux venir chez moi ? Me preeeendre à quelle heure ? Ooooh oui ! Juste le temps de me couler un bain chaud avec mousse au gingeeeeembre et je serai à toi. » Ses yeux volent d’un client à un autre alors qu’elle prend rendez-vous avec un homme (étant à côté d’elle, j’entends la voix qui crie dans son téléphone qu’elle est son petit minou !).

Je manque de pouffer de rire. Mais mon téléphone portable vibre dans mon sac. Merdre ! comme dirait Ubu-roi de son état tout de même… M….. donc !

Qui ose me déranger en plein travail ? Qui se croit aussi important pour avoir le droit d’interrompre mon pain quotidien ?

Ma meilleure amie, alors je décroche et sors de la boulangerie. Tout sourire. Oubliant tout ce qui se passait avant. On va partager des potins, à défaut de pain !

Elle m’apprend donc que sa voisine vient de donner son préavis pour quitter l’appartement. Ouf ! En effet, c’était une faiseuse d’ennuis. Oui. Elle était bruyante, vociférant toute la journée, détestant les canaris, les poissons rouges et les humains, nageant dans les détritus de son appartement, ne descendant les poubelles que le premier du mois (croyant ainsi ne pas devoir payer autant de charges locatives…), criant après les facteurs et les pharmaciens (pourquoi ces derniers ? on le saura peut-être un jour…).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

par marina.p publié dans : Apopiras.
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Sablier des Jours

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Vivre !

Une longue aile douce et précieuse

 

Caresse avec lenteur ma joue,

 

M’emplit de suaves sensations,

 

Etend les frissons à mon cou,

 

Sèche mes larmes disgracieuses

 

Et me murmure ton nom.

 

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