Attention...Ce texte et les deux qui parlent de ces drôles de bêtes que sont Igor et Jeannette sont de mon cru (en résumé, si vous croisez Igor le doryphore et Jeannette:ben vous votez pas..rires - mais si vous voulez vraiment voter, et bien ce sont les textes que vous trouverez en cliquant sur la catégorie "concours" qui sont en lice)..et donc ces trois essais sont hors-concours, même s'ils sont rangés dans la catégorie "concours"...bé voui, je m'amuse avec les mots, alors j'ai pris ceux du concours zaussi...Marina.P.
et voici mon petit essai pour la poésie, sur le thème de ce premier concours.
Crachotant dans le tuyau de distribution des mots,
Un petit doryphore se démenait et essayait de communiquer
Avec ses comparses, éloignés et vivant dans d’autres contrées.
Il n’était point facile de prendre ainsi contact,
Surtout lorsque l’on ne connaissait pas le fonctionnement
D’une machine tout droit arrivée de l’ère du Renaissant !
L’esprit de cette ère est celui de la création,
De l’invention, de la mise en marche des neurones,
De l’extinction de cette race d’humains, nos clones.
Oui, moi petit doryphore, maçon de mon état,
Je me sens pousser des ailes et un complexe de supériorité,
Face à ces êtres dits pensants, qui, nos maîtres, ont été.
Nous, en temps de Règne des Animaux,
Nous savons nous-mêmes sauver nos peaux,
Alors qu’avant on ne faisait que nous les tanner !
Je dois aller travailler, et n’aurai donc pas le temps
De passer un coup de mots tuyautés à mes descendants, ascendants…
Tant pis ! Je m’en bats le jarret !
Sur le chemin du travail, je me transforme en une allée de peupliers,
Qui ombrage gentiment l’avenue des Parques englouties,
Englouties par quoi, d’ailleurs ?
J’aime me transformer, prendre d’autres apparences,
Tester les réactions des autres lorsqu’ils entendent ma voix.
« C’est pourtant bien la voix d’Igor le doryphore, mais elle est de bois ! »
Un jour, un imbécile, si, si, même dans notre Règne cela existe,
Décida d’accrocher son foulard, sali, à l’un de mes troncs.
Je le hélai : « Holà ! Tu m’estourbis avec ton bout de tissu si mignon !
Descends-le d’un cran, car tu me scies la croupe en deux,
Et nom de mes aïeux ! Ce n’est pas une situation confortable. »
C’est alors que ce nigaud sortit une hache et tenta de me changer en table !
D’un coup, sans prévenir, je lui envoyai donc des marrons,
Que je nourrissais avec passion de ma propre sève.
Et lui criai « Va te faire bouillir un dromadaire ! », avant qu’il ne se relève…
Bref, l’allée de peupliers est un passe-temps que je laisse de côté,
Car c’est une idée glissante comme une savonnette,
Et je préfère me changer en médaillon, pendu au coup d’une Minette.
En général, j’en choisis une au corsage moelleux,
M’appuyant généreusement sur ses protubérances
Et me disant que ce nouveau monde est bien une chance !
A vos Plumes!