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  • : Un mot d'ordre :jouons avec les mots, décrivons, écrivons. Actu : Je ne suis plus co-animatrice d'Ecriture Créative depuis quelques jours...parce que j'ai mis en place mon propre atelier d'écriture! c'est la Vallée des Mots, petit endroit vert et douillet où l'on s'amuse avec les...mots!http://fr.groups.yahoo.com/group/valleedesmots/ Marina.P.10.12.2006
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Images de Vie

Vie

 

le coton chatouille ses yeux endormis

et irrite son nez chatouillé.

ses joues se colorent de cette douce vie

qui revient par torrents à lui se connecter.

Mercredi 11 octobre 2006

Suite au texte de Domidomi(voir http://ecriturecreative.over-blog.com/article-4140512.html), intitulé Jeu de hasard, voici Jeu hasardeux. Dans le cadre du logorallye, proposition 5 d'EcritureCreative, toujours.

Ah ! que diable n’entendons nous pas sur ces toiles tissées d’entrelacs de plumes plus délicates et talentueuses les unes que les autres…!

Abandonner l’écriture ? Pourquoi ? Pour continuer à biberonner tendrement de grandes lampées de vin-aigre… ?

Ah non !

De suite, se remettre une plume dans la main, et au travail !

La harpe… Pourquoi pas, aussi..

Mais la plume, et son acolyte, l’encre, permettent un travail profond et salutaire. Quoique la musique aussi…

Enfin, bref, une reconversion s’impose : activités ludiques et artistiques doivent être au programme. Si, au départ, on ne te voit que gribouiller, et bien tant pis pour nos yeux, on l’aura bien mérité ! Mais si, au bout de quelques temps, tes charades, couchées à l’encre de Chine sur un fin parchemin, nous émerveillent et nous chatouillent les neurones, alors le pari sera remporté.

Et puis, ensuite, tout naturellement,  tu auras peut-être envie de te mettre au dessin. Je te proposerais donc d’esquisser la silhouette de mon ami le pomiculteur, aux cheveux agités et emmêlés par un violent zéphyr. Evidemment, tu devras savoir doser savamment tes couleurs, disposées dans un premier temps sur une palette en forme de disque.

Ah ! mais j’y pense, tu pourrais aussi peindre une belle orange…bleue, puisque nous sommes dans les fruits. La terre est bien une petite planète pour y contenir tant de couleurs, mais tant que nous pouvons y cultiver notre jardin…

Et alors, un jour, on rencontrerait une de tes œuvres dans un improbable musée, accessible aux œuvres de tout citoyen, avant la gloire posthume. Ce serait un anathème jeté sur l’art, pour certains, que de mettre en place un tel musée, mais qu’importe ?

Le tourniquet de la vie (pour reprendre l’expression d’une de nos collègues, équilibriste…des mots) te mènerait alors vers un avenir doucereux, certes, mais aussi miséricordieux. En effet, tu ne penserais plus à la pique-rate, agissant comme un acide caustique dans tes tubulures internes.

Et n’est-ce pas là le nœud inavoué de l’histoire ?

Bien à toi, inconnu à la plume,

Pomi le clown !

 

 

 

par marina.p publié dans : Nouvellettes communauté : Plaisirs d'écrire
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Mercredi 11 octobre 2006

m'amusant définitivement bien avec cette proposition 5, sous forme de logorallye, voici un deuxième essai. Hep!Hep!...Pomi m'a fait la gentille surprise de bien vouloir se prêter à mon jeu avec le fusain...direction Ombres etc...dans les albums photos.

Un nœud-papillon, tombant négligemment du cou d’un rond-de-cuir, avait l’air négligé d’un vêtement trop usé. Hélas, il était tout le temps mis à contribution, même les grands jours de soupe et de spaghettis, se faisant ainsi gribouiller la toile de jute. Un jour, las de cette vie sans chatouilles, il décida d’entamer sa reconversion. Parades et charades devinrent ses humbles compagnes de route, enfants de bohème comme lui, depuis qu’il s’était transformé en un disque bleu, sortant de la poche du fabuleux et gigantesque clown. La tubulure du tourniquet rouge, sur lequel Pomi le clown devait exécuter des cabrioles, essayait bien de s’accrocher parfois à ce morceau de tissu. Mais ce dernier, bleu mais pas naïf, ne savait que trop bien doser ses sentiments, et ne s’amourachait pas facilement. Un jour de grand vent, où les toiles du chapiteau virevoltaient, effectuant un improbable ballet, l’ancien nœud-papillon se rapprocha trop de ces grands et petits tubes rouges, doucereux comme des tentacules de méduse. Ainsi fut-il fait prisonnier, entraînant dans sa captivité son contenant, Pomi. Notre clown était bien désolé de ne pouvoir continuer la route avec sa caravane, mais avec deux jambes ligotées dans du plâtre blanc, il n’y avait pas d’autre solution. Il était devenu spectateur, autant dire inexistant. Jetant alors l’anathème sur sa fébrilité et sa maladresse, il s’en fut, béquillant, remuant et exhibant ses plâtres remplis de dessins et signatures habilement esquissés à l’encre vermillon, au bar le plus proche. Pomi rencontra, sur cette planète au sol désinfecté au vinaigre, aérée par un zéphyr plus que consistant et épais comme une fumée de cigare, un pomiculteur. Le cultivateur se moquait gentiment du rond bleu, sortant toujours de la poche de Pomi et tacheté d’écailles rouges. Il disait qu’il en aurait bien besoin, cependant, pour rapiécer son bleu de travail, qui commençait à avoir de l’âge. Pomi, moqué, mais miséricordieux, offrit de bon cœur cette pacotille de couleur azur à cet inavoué grippe-sou.

par marina.p publié dans : Nouvellettes
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Mercredi 11 octobre 2006

News.............je ne suis plus animatrice sur Ecriture Créative, ayant mis en place mon propre atelier: La Vallée des Mots.Marina.P. 08.12.06.

Suite à la proposition en cours sur EcritureCréative, que je co-anime et dont je suis membre très honorifié, parce qu'en compagnie  fort stimulante...il convenait d'utiliser les mots suivants dans une création littéraire :anathème, bleu, charade, chatouilles, disque, doser, doucereux, encre,gribouiller, improbable, inavoué, miséricordieux, nœud, planète,pomiculteur, reconversion, tourniquet, tubulure, vinaigre, zéphyr.

 

 

 

D’un air doucereux, le pomiculteur s’approcha de ses arbres. Mais un preste et ailé zéphyr les avait prévenus de cette dérangeante venue. L’odeur, en effet, précédait toujours ce bonhomme qui était ainsi un inavoué alcoolique, drogué uniquement au cidre bouchonné et frelaté.Le ciel avait beau être bleu, un air de danger semblait peser sur le paysage, avec un horizon bouché comme une planète proche de l’implosion.Les arbres étaient inquiets, figés, se demandant ce que la main de l’homme, qui n’était plus verte, allait encore leur faire subir. Ce ne serait certainement pas des chatouilles.Au risque de voir jeter l’anathème sur le groupe entier, le premier arbre, le plus ancien remua du plus fort qu’il pouvait ses branches, espérant ainsi blesser le ventripotent propriétaire.Etant donné qu’il ne savait pas doser ses verres de gnôle ni ajuster ses lorgnons, le pomiculteur voyait l’arbre en double. La Raymonde, pour de rire, avait encore dû lui verser du vinaigre dans son bol, ce matin…Il se frotta tout de même les yeux, ne les croyant pas. Un improbable combat était pourtant en train de se mettre en place dans ce verger.Les arbres, en rang d’oignons, se tenaient face à lui, leurs branches chargées de fruits appétissants tournoyant dans les airs comme un disque. Le vent s’engouffrant dans les branches faisait siffler au verger une mélodie cinglante, ressemblant fort au crissement d’un tourniquet non huilé.Quelle charade était encore allée lui inventer sa Raymonde… Car, pour sûr, ce ne pouvait être qu’un mauvais tour de cochon qu’on lui jouait là. On n’a jamais entendu parler d’attaques d’arbres. Mais…Serait-ce parce que les attaques auraient été fatales à chaque fois… ? Courant alors de toutes ses jambes, soit celle de bois et celle de chair, Fernand le pomiculteur, un nœud au travers de la gorge,  le visage couleur d’encre lavée, passée, décida d’entamer sa reconversion.Haletant, il arriva à la maison, s’épousseta sommairement et vit son épouse gribouiller sur la table de la cuisine une liste de courses pour la semaine. Immédiatement, il lui reprit des mains le papier, empoigna le crayon, et biffa les « douze litres » de tord-boyaux prévus. Ceci, sous les yeux égarés de madame.Il s’appuya ensuite contre la tubulure de l’alambic, se retourna, regarda cet engin de mort, et, miséricordieux en puissance, décida d’éclater au burin cette fine verrerie qui le fit tourner dingue durant de longues années.

 

par marina.p publié dans : Nouvellettes
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Lundi 25 septembre 2006

Le réveil se fit brutal, comme à l’accoutumée. Passer d’un état léthargique à tonique en trois minutes n’est pas à la portée de tout le monde. Passage obligé par la salle de bains, motivé par la froideur de la douche écossaise, censée réveiller tout à fait cet engourdi de corps, mais vite relayée par la chaude et bienfaisante douche brûlante. Et l’esprit ? Réanimé dès la première seconde par l’odeur si réelle des morceaux de pain qui grillent doucement à la cuisine. Tonifié à l’avance par le bruit si caractéristique, et pourtant détestable, du presse-agrumes, corollaire du jus de fruits si succulent. Vivifié par le doux arôme des peaux d’oranges se réchauffant sur le poêle, s’insinuant dans la maison, donnant un avant-goût de Noël. Le petit-déjeuner vitaminé et enrobé de bonnes senteurs est servi, juste quand je sors de la salle de bains.

Après m’être ainsi requinquée, je peux suivre les ordres, grimper dans la voiture, admirer les paysages verts, entremêlés de roches de granit, avancer vers ce travail inouï.

Je suis « petit commis » dans une saboterie, lovée au cœur  des Vosges, au fond d’un écrin d’émeraudes scintillantes.

Lorsque nous approchons du terme du trajet, j’observe à loisir les faons, biches et autres cerfs commencer aussi leur journée. On dirait vraiment qu’ils sont en liberté, tant ils ont de l’espace. Un petit signe de la main, je vous reverrai dans la journée, sinon dans la semaine mes amis.

Nous arrivons. La voiture arrêtée, je descends, cours derrière mon père, qui manipule avec force la lourde porte de chêne, de facture simple, mais robuste. Nous entrons, après que mon père a appuyé sur le commutateur, distillant ainsi une lumière criante de blancheur, réfléchissant la couleur crème des murs.

Mes yeux cillent, clignent, emmagasinent d’abord des bribes d’images, puis les transmettent à mon cerveau.

Je regarde une à une les machines. Elles sont toutes là, prêtes à débuter leur journée de labeur. Certaines réclament leur graisse matinale, afin de ne pas crisser. Elles parfument durablement l’endroit où elles se tiennent au garde-à-vous.

Je peux enfin aller au bout de l’atelier, mon refuge. La cuisine, protégée d’une plaque « privé » adossée à sa porte. J’entends mon père ouvrir le poêle, remuer les cendres, éparpiller un peu de fumée vers les plafonds de son atelier. Les particules grises m’assèchent la gorge, sentant le sec et le fumé, mais me ramènent à la réalité : nous sommes ici pour travailler, et moi pour décorer, peindre, animer les sabots.

par marina.p publié dans : Nouvellettes communauté : Plaisirs d'écrire
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Sablier des Jours

Juillet 2008
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Vivre !

Une longue aile douce et précieuse

 

Caresse avec lenteur ma joue,

 

M’emplit de suaves sensations,

 

Etend les frissons à mon cou,

 

Sèche mes larmes disgracieuses

 

Et me murmure ton nom.

 

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