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  • : Un mot d'ordre :jouons avec les mots, décrivons, écrivons. Actu : Je ne suis plus co-animatrice d'Ecriture Créative depuis quelques jours...parce que j'ai mis en place mon propre atelier d'écriture! c'est la Vallée des Mots, petit endroit vert et douillet où l'on s'amuse avec les...mots!http://fr.groups.yahoo.com/group/valleedesmots/ Marina.P.10.12.2006
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Images de Vie

Vie

 

le coton chatouille ses yeux endormis

et irrite son nez chatouillé.

ses joues se colorent de cette douce vie

qui revient par torrents à lui se connecter.

Mercredi 19 mars 2008
Queneau en prem's, miiiiii ensuite (seulement deux tercets aujourd'hui).

Le roi de la pampa retourne sa chemise 
Depuis que lord Elgin négligea ses naseaux
Sur l'antique bahut il choisit sa cerise
Elle soufflait bien fort par-dessus les coteaux

Il déplore il déplore une telle mainmise
Quand se carbonisait la fureur des châteaux
Aller à la grand ville est bien une entreprise
Elle effraie le Berry comme les Morvandiaux

On sèche le poisson dorade ou molve lotte
Aventures on eut qui s'y pique s'y frotte
Lorsqu'il voit la gadoue il cherche le purin

Enfin on vend le tout homards et salicoques
Exaltent l'espagnol les oreilles baroques
Si la cloche se tait et terlintintin.

A la criée sont bradés les poissons et coques
De bateaux sur fond de tintinnabulement
Discret accroché aux ouïes et pendeloques


A l'oursin se frotta et se piqua si bien
Qu'il en tua de rage trois pâlottes lottes
S'écriant, marmoréennes, "Omar m'a...".

publié dans : Queneau et cent mille milliards de poèmes communauté : Au fil des mots
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Mardi 18 mars 2008
Là, juste rendre à Queneau ce qui lui appartient... et aller me coucher avec ma vieille fièvre de rhume attrapé le long d'un métro mal aseptisé semblerait-il.

Le marbre pour l'acide est une friandise
Pour du fin fond du nez exciter les arceaux
Le Turc de ce temps-là pataugeait dans sa crise
Il chantait tout de même oui mais il chantait faux

On était bien surpris par cette plaine grise
Où venaient par milliers s'échouer les harenceaux
Il grelottait le pauvre au bord de la Tamise
Lorsqu'on voyait au loin flamber les arbrisseaux

Du Gange au Malabar le lord anglais zozotte
On sale le requin on fume à l'échalote
Le chemin vicinal se nourrit de crottin

On regrette à la fin les agrestes bicoques
On s'excuse il n'y a ni baleines  ni phoques
Si l'Europe le veut l'Europe ou son destin.
publié dans : Queneau et cent mille milliards de poèmes communauté : L'âme du poète
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Dimanche 16 mars 2008
Me voici encore en train de feuilleter Cent mille milliards de poèmes de Queneau. Et je me dis que j'aurais adoré converser avec Raymond. Donc, comme ce n'est plus guère possible étant donné l'état de décrépitude fort avancé dans lequel il doit se trouver, je cherche une autre idée. Et je tombe sur celle-ci: répondre au poème, reste de Queneau. En premier, Raymond, ensuite, ma plume (bon, de toute façon, précision inutile car l'on sentira tout de suite la différence...;-)
(et là, j'ai donc cent mille milliards d'articles à créer pr mon blog...)

C'était à cinq o'clock que sortait la marquise 
Snob un peu sur les bords des bords fondamentaux 
La  découverte alors voilà qui traumatise  
Il n'avait droit qu'à une et le jour des Rameaux 

Souvenez vous amis de ces îles de Frise 
On prépare la route aux pensers sépulcraux  
Nous  regrettions un peu ce tas de marchandise 
Les Grecs et les Romains en vain cherchent leurs mots 

La Grèce de Platon à coup sûr n'est point sotte 
On comptait les esprits acérés à la hotte 
Lorsqu'on boit du maté l'on devient argentin 

Sa sculpture est illustre et dans le fond des coques  
Tu me stupéfies plus que tous les ventriloques   
Le Beaune et le Chianti sont-ils le même vin ?

Non, le Beaune n'est pas le Chianti
Mais du haut de tes échasses tu te moques
On dirait de tout art de l'oeuf à la coque

Petit houx à boire dans un sensuel tango
Tes mots assez serrés me bottent
Stop, je ne fais plus la sotte

Les Gracq et les Jules Romains
N'ont qu'à bien tenir leurs idéaux
La route sera longue à se souvenir
Prends ta carte des Frisons

Rameau clavecine moi une journée
Grime toi en détective 
Et découvre fondamentale céphalée
L'heure à laquelle la marquise le salon esquive.
publié dans : Queneau et cent mille milliards de poèmes communauté : L'écriture dans tous ses états
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Samedi 15 mars 2008
Anatole rentre chez lui, essoufflé, éreinté, apeuré. En effet, il a croisé des portes sur tout son chemin et il parait, selon son horoscope du jour, qu'une porte mal fermée lui porterait malheur. Autant de précision dans un horoscope même pas personnalisé ne s'étant jamais vu, Anatole se rendait bien compte de l'importance du message donc.
Du travail, où il avait lu consciencieusement son menu astral du jour tout en dégustant un café long et sucré avec ses collègues, à sa maison, où il habitait seul et où il voulait aller pour se mettre à l'abri, il y avait exactement six rues. Six, un chiffre sans conteste possible malheureux. Invite au diable, surtout lorsqu'il est triplé. Et Anatole est le sixième d'une fratrie de six enfants. Hélas, trois fois hélas. Le chiffre trois n'est pas forcément de bon augure.. sauf avec des bottes de sept lieues, pour se carapater en quatrième vitesse.
Anatole est quasiment mort de peur. Il pensait bien que cette expression n'était que le fruit d'un illuminé des mots, voulant un jour se faire remarquer... mais à partir d'aujourd'hui, il révérera cette damnée expression. Mourir de peur. Non ! ce n'est pas possible ! Pas lui ! Il a encore tant de choses à faire: semer les poireaux, redécorer la chambre du grenier qui sent le moisi, jouer au tric-trac avec Albert, boire une menthe-calva chez Nénette... Ah la menthe-calva ! Ah la Nénette !
A chaque porte croisée sur son chemin, il sentait son coeur battre la chamade. Comme s'il recevait un coup de foudre. Sauf que ce coup, précisément, n'était pas accompagné d'une charmante dame ! Ah oui ! Tiens, il faudrait qu'il se décide enfin à parler à la Nénette de ... enfin, voilà quoi, disons de l'attirance que... vous voyez, hein ?  On dit toujours qu'il ne faut pas être vulgaire avec les dames, alors Anatole, du coup, il ne sait plus comment présenter la chose !
Anatole, persévérant dans la croyance de son horoscope, se mutilait en voulant rentrer chez lui par des rues qui comportaient des portes... Chaque porte était peut-être LA porte du magazine... Il courait, à perdre haleine, regardant partout, essuyant ses joues balafrées de larmes.
Arrivé chez lui donc, il se rendit compte que son appartement était totalement vide ! Et qu'il n'avait pas eu besoin de loger la clé dans la serrure pour ouvrir la porte...
publié dans : Nouvellettes communauté : Plaisirs d'écrire
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Sablier des Jours

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Vivre !

Une longue aile douce et précieuse

 

Caresse avec lenteur ma joue,

 

M’emplit de suaves sensations,

 

Etend les frissons à mon cou,

 

Sèche mes larmes disgracieuses

 

Et me murmure ton nom.

 

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