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  • : Un mot d'ordre :jouons avec les mots, décrivons, écrivons. Actu : Je ne suis plus co-animatrice d'Ecriture Créative depuis quelques jours...parce que j'ai mis en place mon propre atelier d'écriture! c'est la Vallée des Mots, petit endroit vert et douillet où l'on s'amuse avec les...mots!http://fr.groups.yahoo.com/group/valleedesmots/ Marina.P.10.12.2006
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Images de Vie

Vie

 

le coton chatouille ses yeux endormis

et irrite son nez chatouillé.

ses joues se colorent de cette douce vie

qui revient par torrents à lui se connecter.

Mercredi 11 juillet 2007

Du haut d’Enomme, le guide nous faisait arpenter des sentiers assez mal-aimables avec nos chaussures de gala. Quoi ? Les sentiers de montagne sont-ils à ce point sectaires qu’ils n’aiment pas les chaussures de ville ou de représentation ?

Mais les chaussures de randonnée, nous les avions mises pour aller à la piscine, alors.. Alors voilà, nous n’avions plus le choix.

Oh ! Pis elle y est pourquoi la chaussure, hein ? C’est nous qui avons choisi.

C’est entendu, nous nous sommes trompés de godillots pour la promenade dominicale du samedi de la Pentecôte, mais nous n’avons pas non plus trouvé la pente, si tu vois ce que je veux dire Monsieur le Sentier…

Non, non, je n’essaie pas de semer le trouble, mais il ne faut pas rester sans savoir que la chaussure, c’est un tout petit élément dans la vie. Du moment que l’on en a une à son pied, le Saint-Senti aime, normal non ?

Alors ne parlons plus de ces bouts de cuir crottés de terre et regardons plutôt ces magnifiques paysages !

-« Georges ! Prête-moi ta casquette car il fait soleil ! Comment cela ? tu ne l’as pas prise…Si ? Mais enfin, passe-la moi alors…

Non ? Tu l’utilises déjà ? Où cela ? Je ne vois rien sur ton crâne… Ah…Tes chevilles ! Je me disais aussi qu’elles avaient enflé ! Non, je t’en prie, garde-la. Si, si, ça me fait plaisir.

Julie, as-tu un foulard pour moi ? Non ? Mais… Ah ! c’est Georges qui l’a pris pour son maillot de corps…Noooon, noooooooon ! ça ne dérange pas, qu’il le garde, si, si, je t’assure, qu’il soit bien au chaud, humm !

Mais, une petite question tout de même, Georges. Qu’as-tu fait de tes chaussettes, parce qu’à cette allure… Aaah ! Oui, vi, vi, bien sûr ! Elles seront utiles aussi en mitaines ! ah mais si ! tu as tout à fait raison mon cher ! les chaussettes, c’est pour les extrémités ! Ahh, toi tu n’as pas osé les utiliser pour l’usage dit « normal », et pourquoi si je puis me permettre ? ahhh ! Oui, en fait, tu sais Georges, tu as d’autres extrémité que ton, enfin ta, euh ton…, il y avait les pieds par exemple. Ah oui ! vu sous cet angle, ce ne sont pas des pieds, mais des péniches ! Eh bien, tu as les poignets au chaud maintenant et c’est bien le principal crois-moi ! »  

par marina.p publié dans : Nouvellettes
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Mardi 10 juillet 2007

Lucette est inquiète : le vent agite trop fortement ses pensées. Les jaunes périront sûrement, mais quant aux violettes, il n’en est pas question ! Des violettes muées en pensées, ce n’est pas courant et Lucette aime ce qui sort de l’ordinaire de sa vie banale à en presque mourir.

Elle sort avec la pelle, la brouette et un sécateur, afin de sauver l’incroyable flore intestinale de son jardin aux allures de décharge municipale, eu égard aux voisins si négligents jetant des détritus par-dessus la palissade. Ce ne sont que des petits polissons. Poliçons un peu tout cela, que diable !

Lucette, armée des ustensiles de jardin, s’avance en courbant l’échine, telle la truie en batterie mais plus gracieuse qu’un cygne de lac de montagne. Comment est-ce possible ? L’imagination mène  à tout en ce bas-monde…

Lucette, brouette à la main, est maintenant proche des fleurs tant convoitées. Ah oui ! il fallait aussi ajouter, pour la compréhension totale et globalement entière de l’histoire ici présentement narrée, que les fleurs, les pensées aux allures de violettes augéhèmisées et non les pâquerettes de basse extraction agricole, appartenaient, en un temps lointain,  en réalité … aux voisins. Oui ! A ces mêmes voisins qui jettent des pourritures d’aliments chez elle…

Lucette, prête à affronter la dure tâche qui l’attend au coin du jardinet en souriant d’un sourire si narquois qu’il en a l’air narcotique, Lucette se sert de sa petite brouette en plastique agrémentée d’autocollants fuschia et gris souris pour déterrer soigneusement les plants de fleurs. Tandis que de la main droite elle continue à creuser avec la brouette, elle dépose délicatement de la main gauche les fleurs dans la pelle, s’arrêtant de temps à autre pour arroser, on ne sait pourquoi, le trou grossissant avec le sécateur. Le trou, creusé par la brouette et l’eau dégoulinant du sécateur, s’énormifie, se ramifie et finit en galeries dignes des marmottes.

Lucette se rend compte qu’elle a sauvé du mauvais temps quelques fleurs, les plus rares, mais qu’elle est en train de saccager les autres, les plus ordinaires.

Mais en fait elle contemple avec emphase ce désastre : elle déteste l’ordinaire !

 

par marina.p publié dans : Nouvellettes communauté : L'écriture dans tous ses états
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Sablier des Jours

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Vivre !

Une longue aile douce et précieuse

 

Caresse avec lenteur ma joue,

 

M’emplit de suaves sensations,

 

Etend les frissons à mon cou,

 

Sèche mes larmes disgracieuses

 

Et me murmure ton nom.

 

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