Insomnie sur le bord du lit,
Ton retour est de bonne guerre
Mais je ne m'y fais guère
Battements de tambour
À la porte de mon cœur
Pour signaler ta présence
Quelques fleurs à cueillir
Dans la rosée du matin
Et à déposer dans ta main
Ou plutôt mettre la mienne
Au creux de ta paume
Et aussitôt sentir l'âme
Soupeser le grain de sable
Qui sans cesse enraye
La machine à fables
Sourire de ces noms dits
Sans murmure
Sans armure
Sentir nos âmes à nu se mettre
Sans pour autant la lune se promettre
Juste l'éternité ethérée.
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La tête contre l'arbre est-ce avoir la tête dans les nuages?
Dans mes émois je me démène et ai le cœur en nage.
Point de fil conducteur ne me permettant de hisser la voile
Qu'un vent chaud et virulent aurait gonflé jusqu'aux étoiles.
La tête dans les étoiles pour finir le cœur dans le mur,
Est-ce avoir les pieds sur terre pour être plus sûre?
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Habitons les châteaux avant que l'eau ne vienne
Disséquer les appartements sablonneux et inhabités
Habitons, comme dans un rêve, les moraines (fêtes foraines)
Sans pour autant croire cette fable destinée
À nous balloter d'un royaume à un autre.
Vivotons alors dans nos bidonvilles
Et rejoignons la réalité peu affable
Lorsque l'eau, forte, a anéanti le rêve de sable
Et renforcé la précarité aux portes de la ville.
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Un éclair zèbre le ciel bleuté
et illumine un bout de trottoir
où passe la Coccinelle du Soir,
la petite bête grâce à qui l'espoir,
sans fausse note, revient nimber
d'auréoles elliptiques le moi
qui était de guingois.
Lentement, elle déploie ses ailes
et rejoint pour un temps le ciel
où elle se ressource parmi les fées,
habitantes généreuses de ce logis étoilé.
Forte, elle redescend, tel un ange,
adoucir les peines étranges
de ces humains
si chagrins.
Par Marina.P.
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