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  • : Un mot d'ordre :jouons avec les mots, décrivons, écrivons. Actu : Je ne suis plus co-animatrice d'Ecriture Créative depuis quelques jours...parce que j'ai mis en place mon propre atelier d'écriture! c'est la Vallée des Mots, petit endroit vert et douillet où l'on s'amuse avec les...mots!http://fr.groups.yahoo.com/group/valleedesmots/ Marina.P.10.12.2006
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Images de Vie

Vie

 

le coton chatouille ses yeux endormis

et irrite son nez chatouillé.

ses joues se colorent de cette douce vie

qui revient par torrents à lui se connecter.

Mercredi 24 janvier 2007

Bonsoir,

Stop! Le Cadavre Exquis est terminé. Merci à tous les participants!

Marina.P.  18.02.07

Bonjour à tous,

Voici un petit cadavre exquis...

"Lazare avait recueilli ces renseignements, sur deux mois, d'un bord à l'autre de l'été, jouant les entomologistes de base."

La suite est déjà donnée par Patrick (habitant de la Vallée):

"Comme Lazare l'avait pressenti, ce nouvel insecte, loin d'être xylophage, s'en prenait aux sans papiers, dont il pourchassait sans relâche même les enfants."

Je vous propose, pour jouer et donner votre suite, d'utiliser le commentaire.

Je suis à votre disposition sur posiris2@yahoo.fr pour toute question.

Amicalement et,

Au plaisir de vous lire,

Marina.

par marina.p publié dans : Vallée des Mots
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Mardi 23 janvier 2007
par marina.p publié dans : marina.toli
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Mardi 23 janvier 2007

L’oiseau en cage rêvera des nuages. Proverbe japonais

 

 

 

Livie peine à monter les courses, qu’elle vient de faire, à son étage. Elle habite au sixième, pas d’ascenseur. Juste des mollets en béton, dignes de ceux d’un randonneur. Mais elle est dame-pipi, alors ses mollets, ils ne lui servent pas à grand-chose. Enfin, pour l’instant. Oui, pour le moment, car Livie a bien l’intention de changer de métier. Elle ne souhaite pas évoluer dans son corps de métier, car bien évidemment devenir dame-pipi en chef ne l’intéresse pas trop… Ce qu’elle convoite, c’est le poste de secrétaire de l’agence d’intérim qui l’a collée ici.

Elle entend bien qu’un emploi est toujours bon à prendre et salutaire, mais ceci n’empêche pas qu’elle ait des désirs, des ambitions pour sa toute petite vie professionnelle qui débute seulement.

Elle a quitté la maison familiale rapidement, agacée des cris que pousse son père lorsqu’il vole dans les ailes de sa mère. Il faut dire qu’il ne boit pas que du petit-lait, alors le soir, après s’être aspergé le gosier, il s’égosille rageusement…Le père de Livie sait qu’il est un bon à rien. Livie le sait aussi. C’est pour cela d’ailleurs qu’elle a quitté la maison avant la majorité, ayant peur d’être contaminée par la bêtise de son père qui ne fait que boire et dessaouler. Et en plus, sa mère n’est pas mieux. Une vraie piquée du tabac. Sans tabac, qu'elle n’arrive plus à s’acheter aussi régulièrement qu’elle en aurait besoin, vu que lse tarifs augmentent tout le temps, elle hurle à la mort, se muant en loup. Trop bruyante aussi celle-là.

Livie a donc quitté le nid, qui était loin d’être un cocon de toute façon.

Elle aime sa petite chambre de bonne, elle aime aussi se dire qu’elle, elle n’est pas une bonne ! Ce qu’elle déteste par-dessus tout, ce sont les escaliers qui ne semblent jamais en finir de colimaçonner. Elle les détruirait si elle le pouvait. Mais elle sait bien qu’ils sont utiles, voire indispensables aux ménages, comme elle, très modestes, qui doivent prendre l’escalier de service pour accéder à leur frugale demeure.

Elle dépose ses fruits et légumes sur le bord de la fenêtre, qui fait office de réfrigérateur. C’est par souci de place qu’elle ne prend de réfrigérateur, de four, etc… Sinon, où mettrait-elle son lit ? Et puis elle apprécie l’idée qu’elle contribue au développement durable de la Terre. Elle ne sait pas trop ce que cette expression implique, mais elle pense que sans électroménager, son action est meilleure.

Elle souhaiterait parfois manger chaud, mais elle, au moins, elle a un toit, alors…

Elle s’est accoudée au rebord de la fenêtre, qui n’est en réalité qu’une meurtrière. Les barreaux de cette cage l’indisposent lorsqu’elle voudrait observer ce qui se passe dans le square en bas. Elle aime observer les autres pour s’imprégner des petits bonheurs qu’ils semblent vivre dans cet extérieur qu’elle ne côtoie pas, faute de temps et d’argent. Elle s’imagine parfois qu’elle s’envole vers un monde qui lui serait plus souriant.

L’oiseau en cage rêvera des nuages. Nuages qui obscurcissent la vue panoramique de son voisin du premier, se baignant dans sa propre piscine adossée au muret de sa terrasse…

par marina.p publié dans : Citations
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Dimanche 14 janvier 2007

Je suis en retard, comme d’habitude. Mais j’essaie de faire de mon mieux, tout de même, même si cela ne se voit pas. Pas encore. Il ne faut pas condamner tout de suite. Il faut être patient.

Je ne sais pas attendre, alors quand je parle de patience, cela me fait toujours sourire. Même rire aux éclats parfois. C’est selon.

Là, je suis en retard parce que j’étais perdue dans la contemplation quotidienne, qui a lieu dans le métropolitain parisien. La personne que j’avais en face de moi était tellement absorbée par son propre monde qu’elle ne se rendait pas compte qu’on était plusieurs à l’observer.

J’ai loupé ma station, fait le tour complet de la ligne, mais j’étais au spectacle, alors…

Alors le jeu en vaut bien la chandelle, na !

Elle se curait les ongles, peints de près en orange vif. Elle les regardait avec application, leur parlait presque. On sentait que ces bouts de cornes devaient être importants pour elle. Ses chéris. Elle les a bénis aussi. Oui, oui, dans le métro. Elle a peint une sorte de croix dessus, alors si ce n’est pas appliquer une bénédiction à ces non-rognures…

Apres avoir passé en revue donc les appendices de ses doigts, elle s’est occupée de sa chevelure. Longue. Fournie. Dense. Une vraie forêt. Mais pas une déesse celle qui portait cet attribut.

Elle les a coiffés. Longtemps. Chaque geste était répété plusieurs fois. Elle vérifiait de temps à autre dans un miroir de poche, grand comme le sac à main qui pendait à son bras, au niveau du coude. Moi, je ne pensais qu’à ces pauvres nerfs et tendons, sollicités d’une horrible manière pour un porté qui se veut négligeant mais qui est au contraire prétentieux.

Elle ne semblait pas voir qu’elle était le point de mire de tout un wagon. Elle vivait dans son monde, rempli de brosses, pour les cheveux, les ongles, et je ne sais quoi encore…

Elle a commencé à rassembler ses affaires, qu’elle avait un peu étalées sur le siège qui était son vis-à-vis. Tout le monde avait laissé le siège libre, personne n’avait cherché à s’y asseoir. C’était un fait que je ne m’expliquais pas. Même une femme enceinte avait préféré rester debout…

La dernière station approchait à pas de géants. Elle fut prête lorsque la rame stoppa et ouvrit ses portes automatiquement. Elle descendait sur le quai au moment où on entendit un cri. Tout le monde tournait la tête dans tous les sens pour voir d’où cela venait. Sauf elle.

Elle savait qui criait. C’était sa pauvre âme, esseulée, assaillie de nouveau par son désespoir.

On n’avait rien vu venir. On avait beau en parler en cellule d’aide psychologique, mais on ne savait pas comment cela s’était réellement passé. Ce fut rapide, oui.

Alors que nous étions tous en train de chercher d’où venait le cri perçant que nous avions entendu, la rame était partie et une autre arrivait.

Et elle, elle avait été leste, agile. Elle s’était débarrassée de ce corps pesant et éparpillait ses cheveux sur les rails.

Non, bon, je dois bien avouer que là, c’est un tour de mon imagination. Elle ne s’est bien entendu pas suicidée comme cela devant moi, Ninon…

Par un heureux hasard, je me dépêchais et courais pour ne pas trop arriver en retard à ce satané rendez-vous.

Lui aussi de toute façon était en retard… et déboussolé !

Il me dit qu’il avait assisté à un pugilat dans les couloirs du métro. Mon œil ! on ne voit pas ça de près… Alors ? La raison de ton retard Monsieur Hector ?

Monsieur a tout simplement loupé la bonne station. La vie n’est pas romanesque, cela se saurait.

Nous nous fîmes face pendant quelques temps donc dans ce bar ultra-branché, hyper-bondé et rempli de personnes comme nous, c’est-à-dire des couples qui se croient encore ensemble mais qui ont déjà des vues divergentes…et des excuses bidon.

par marina.p publié dans : Nouvellettes
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Sablier des Jours

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Vivre !

Une longue aile douce et précieuse

 

Caresse avec lenteur ma joue,

 

M’emplit de suaves sensations,

 

Etend les frissons à mon cou,

 

Sèche mes larmes disgracieuses

 

Et me murmure ton nom.

 

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