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  • : Un mot d'ordre :jouons avec les mots, décrivons, écrivons. Actu : Je ne suis plus co-animatrice d'Ecriture Créative depuis quelques jours...parce que j'ai mis en place mon propre atelier d'écriture! c'est la Vallée des Mots, petit endroit vert et douillet où l'on s'amuse avec les...mots!http://fr.groups.yahoo.com/group/valleedesmots/ Marina.P.10.12.2006
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Images de Vie

Vie

 

le coton chatouille ses yeux endormis

et irrite son nez chatouillé.

ses joues se colorent de cette douce vie

qui revient par torrents à lui se connecter.

Vendredi 29 février 2008
Logorallye ! Hallebarde. Grille-pain. Adret. Quintelage. Marmoréen. Dame-jeanne.
Inflation. Décodeur. Paparazzi. Carence. Hochet. (c'était le premier sujet de la Vallée des Mots..)



Au triple galop mon cheval est lancé. Je suis en amazone, je meurs d’effroi à chaque secousse. Mais je n’ai pas d’autres choix que de continuer mon chemin. Ma fuite devrais-je dire…
Je devais passer le week-end entier avec Charles-Edouard, mon amoureux, au château de ses parents. Dieu me pardonne, mais je ne pourrai pas y survivre.
Ils sont éreintants d’a priori et de poncifs saugrenus sur les roturiers. Alors je préfère me perdre dans leurs parcs, à dos de cheval, plutôt que de les entendre énoncer d’un air marmoréen les noms des ancêtres, dans l’allée aux Hallebardes.
Elle est glauque, leur allée des anciens. Sont tous morts !
Et puis lorsque la mamie me parle, il me faudrait un décodeur, parce que ses « ma mie » et « Dame ! Jeanne, vous ne pouvez agir de la sorte ! » sont les seules phrases que j’ai comprises. Je hoche la tête. Voilà, je dois être un gros hochet vivant à ses yeux. Dès qu’elle ouvre la bouche, j’agite la tête avec componction.
Mon amoureux m’avait prévenue que sa mère avait fait un régime qui s’était soldé par un relatif échec, mais le quintelage de ma belle-mère en devenir est tellement mal positionné qu’on dirait qu’elle va s’écrouler parmi les bégonias de la véranda d’accueil dès qu’elle chaloupe de droite et de gauche. Une vraie galerie des glaces cette véranda, mais avec des bégonias à la place des glaces. Pas de reflets. Aucune luminosité. On étouffe. Le contraire de Versailles en fait. Les paparazzi n’iront jamais chez ces Pignon-sur-Rue, trop méticuleusement ruinés après l’inflation causée par l’alcoolisme du grand-père. Une vraie carence celui-là. Il manque de tout, tout le temps, à l’entendre. C’est parce qu’il est en cure de désintoxication, mais à 95 ans, ça va le tuer.
Pour l’apéritif, la mère de mon amoureux a sorti le grille-pain en argent, et à la façon d’une soirée raclette, on s’est fait un apéritif convivial autour d’odeurs de pain grillé. Sur les tranchettes qu’on devait récupérer en moins de trois secondes, sous peine de se voir incendier par le père, on étalait de la purée d’ail maison. On buvait des coups de vin de groseille.
L’apéritif fini, j’ai eu chaud, alors j’ai pris l’air et la poudre d’escampette. Je suis allée aux écuries, ai pris un cheval, une vraie bourrique d’ailleurs, puis j’ai donné de l’éperon de mes fausses santiags Tati dans les flancs de cette pauvre bête et nous prenons maintenant la direction de l’adret des Collines de Vol-au-Vent.
Je respire !
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Jeudi 28 février 2008
Les paupières sont de plus en plus lourdes,
La bouche s'endort comme pas permis,
La mastication s'interrompt.
Un vieux bruit de ron-ron
Emplit la pièce de ses décibels inouïs,
Panique à bord, le chat est mort et elle est sourde! 

Tout à coup, yeux grands ouverts et cœur palpitant,
Elle se remue tant bien que mal
Dans ce vieux fauteuil,
Se lève, regarde le seuil
De la porte, aperçoit un drôle d'animal
Et sent son cœur s'emmêler, perdre le mouvement. 


"C'est encore un coup d'Edgar à n'en pas douter,
Un vilain garnement gâté, pourri
Par ses parents absents, 
Terribles inconscients
Pris par leur travail jour et nuit,
Trop fatigués pour, correctement, du petit s'occuper." 


Oui, mais comment a-t-elle seulement pu entendre?
Rien, pas un son depuis des années,
Et là, par magie,
Un grand bruit
Lui rappelant le doux souvenir de Pelé,
Son vieux chat qui, plutôt que de continuer la vie commune, a préféré se pendre. 


Les dés sont jetés, elle est folle à lier.
Ainsi, elle voit du monde
Maintenant,
Alors qu'avant…
Bon, la terre est bien ronde
Et sa vie sera encore plus peuplée!

publié dans : Poésie communauté : Ecrire
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Mardi 26 février 2008
"Pélican au bec allongé
De moi ne veut s’approcher.
Bien, je n’en prendrai pas ombrage
Car suis encore dans la fleur de l’âge,
Tandis que toi, petit pélican… 


Mais, joli bec à plumes,
Sache que l’amertume
Qui, ce jour, emplit ma bouche,
Demain ne sera plus que mince couche
D’un passé trépassé."
 

 

Ainsi résonnait la vieille dame fripée
Qui ne pouvait se faire accompagner
Par un jeune déluré à un bal masqué
Donné par une de ses amies ridées.
 

 

Quelle n'avait pas été sa surprise
Lorsque, sa belle robe mise,
Le jeune homme, par l’entremise
D’un ami, lui avait fait l’affront de la remise.

publié dans : Poésie communauté : L'écriture dans tous ses états
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Lundi 25 février 2008
D'un pas nonchalant, il arriva vers la porte.
Ne voyant pas qu'elle était close,
Il buta dedans et se fit des ecchymoses.

Lui, qui ne trouvait plus grand chose, trouva toutefois l'idée superbe
De toutes ses douleurs lombaires se plaindre, 
Après tous ses actes manqués geindre.

Le personnel de maison, pourtant révérencieux,
Se fit une joie de se moquer
De son vieux maître aliéné.

Le bruit courut alors dans toute la maison:
Monsieur était tombé dans les filets
De la maladie des Dadais.

Alité depuis quelques jours pour soigner
Son corps endolori, aidé par la bonne servante
Jeanne, qui lui fit boire des tisanes d'hallucinantes plantes,

Il se mit à rêver, à délirer, à se croire en pays de Cocagne,
Il se voyait déambuler dans des vallées plus vertes que le ciel
Et voler dans des cieux brillant de mille soleils.

Hélas, la chute fut rude lorsque, en manque,
Le vieux maître de maison s'agrippa de plus belle
À toutes ces douces mais éphémères merveilles.

Depuis lors, armé d'un déambulateur,
Il avance pas à pas
Dans le couloir menant au trépas.

publié dans : Poésie communauté : L'âme du poète
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Sablier des Jours

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Vivre !

Une longue aile douce et précieuse

 

Caresse avec lenteur ma joue,

 

M’emplit de suaves sensations,

 

Etend les frissons à mon cou,

 

Sèche mes larmes disgracieuses

 

Et me murmure ton nom.

 

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