Le dernier mur en date: la rencontre romanesque. Ou presque, car ma vie, ce n'est pas un roman, ni un manège d'ailleurs, parce que je suis malade quand ça tourne un peu rapidement. Mais j'ai décidé d'inventer. D'inventer ce qui me manque, ce que personne n'a pensé à créer.
Bien consciente de l'extraordinaire prénom dont je suis affublée, j'ai décidé de me faire un nom maintenant. Il me fallait donc un ... mari! Bravo pour les rares qui suivaient. Les autres, et bien nous n'avons guère besoin de vous. Ciao!
Continuons, si vous voulez bien.
Un mari. Où puis-je en trouver un ? Sous-entendu un "normal", voire même un "supra-normal". Tant qu'à faire, autant prendre le meilleur.
J'ai regardé sur internet, j'ai feuilleté des catalogues numériques, j'ai salivé devant des photographies qui me renvoyaient toutes le même message lorsque je voulais m'entretenir avec elles, via la messagerie instantanée: "passez par la case Achat !"
Mon oeil que je vais passer par la case Achat, tu m'aurais dit que j'allais toucher au moins vingt mille, pourquoi pas, mais là, aucune promesse, rien, que du vent et du flou, alors même pas la peine de tenter le diable.
Frustration donc. Des photographies intéressantes, rien de plus. Aucun moyen de rentrer en contact gratuitement.
Je ne vais quand même pas dégainer la carte bleue pour parler à quelqu'un?!? Autant aller voir les putes!
Sauf que pour une femme qui cherche un mari, cela mettrait à mal la réputation, ce genre de démarches...
Bon, une seule solution: changer de tactique.
Je suis donc allée dans un bar. Rempli à gogo d'hommes mieux les uns que les autres. J'aurais dû me douter en entrant dans ce lieu que si j'étais la seule femme, ce n'était pas parce que le ciel me faisait une faveur... Mais bon, que voulez-vous, on ne se refait pas!
Il n'empêche que dans ce bar gay, j'ai passé une soirée exceptionnelle... mais n'ai trouvé aucun mari!
Il me faut encore changer de stratégie. Il me faut partir en chasse...
C'est à ce moment-là que je me suis acheté un fusil (moi qui m'étais promis de ne pas débourser un kopeck pour me trouver un mari et de ne jamais toucher à une arme, je suis dans de beaux draps côté conscience entachée)...
J'allais à la chasse par un beau dimanche de novembre. Le ciel était dégagé, ma main aussi de toute alliance, ce qui me rappelait ce pour quoi j'étais venue : la chasse au mari et non le casse-croûte interminable, mais ô combien délicieux, que nous faisions gloutonnement tous ensemble!
Et c'est alors que je le vis! Une belle fourrure, un exemplaire hors du commun, il me le fallait. Il semblait être doux, doux, doux... Sauf que je me suis trompée en tirant: j'ai abattu mon voisin au lieu du lapin de garenne!
Crotte de zut ! Me voilà avec un (faux) blessé sur les bras... Qu'en faire? Il est laid à en mourir en plus! Malheureusement pour moi, mes co-équipiers m'avaient équipée de balles à blanc... Damnée, je suis damnée.
O Dio mio! donnez-moi une solution!
Pliiiiz!
.APOPIRAS.
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A vos Plumes!