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Images de Vie

Vie

 

le coton chatouille ses yeux endormis

et irrite son nez chatouillé.

ses joues se colorent de cette douce vie

qui revient par torrents à lui se connecter.

Dimanche 2 mars 2008
Ces chaussures, des Weston, étaient vraiment classes, brillantes car bien cirées. Le ciel se reflétait dedans et se prenait, en passant, pour Narcisse. Oui, elles étaient un vrai miroir tellement elles étaient reluisantes. Son propriétaire en prenait grand soin, visiblement. Cela lui conférait une allure altière indiquant qu'il évoluait dans des sphères éloignées de toute misère. 
Mais elles n'allaient pas du tout du tout avec le pantalon, qu'on aurait dit être celui d'un sans-logis. Peut-être cet homme était-il un sans domicile fixe qui aurait glané des Weston dans la rue... Oui, mais dans quelle rue?
On est en droit de se poser plein de questions dès lors qu'un élément cloche, qu'anguille gentiment se dandine sous roche et que, à cloche-pied, on brinqueballe des paires qui ne vont pas ensemble.
Les chaussures étaient visibles depuis l'abri-bus. Comme il pleuvait, beaucoup de personnes se tenaient précisément sous cet abri de fortune planté en pleine rue par un magnat de la publicité afin de se complimenter lui-même à force d'images sans cesse déroulées. Et beaucoup regardaient ces pieds luxueusement chaussés accompagnés de jambes dégueulasses.
Qui pouvait bien manquer de soin à ce point? Non, raisonnablement, on n'avait pas le droit de parler de manque de soin, car les chaussures étaient en très bonne santé. Hélas, le pantalon...On sentait tout de suite que les chaussures étaient le clou du spectacle. A moins que... le pantalon?
En fait, en face de deux éléments qui n'ont absolument rien à faire ensemble, il est impossible de décider de quel côté faire pencher la balance.
Cet homme, est-ce un homme d'ailleurs? On disait que oui. Cet homme donc, dont les mollets et les pieds étaient en-dessous d'un panneau publicitaire vantant les mérites d'une nouvelle lessive pour cerveaux urbanisés à tort et en travers, à prendre en capsule trois fois par jour en se faisant croire que c'est exactement la même chose qu'avaler une orange, voire une clémentine, cet homme donc, ne nous perdons pas, était derrière un panneau publicitaire. Pourquoi?  On ne le saura jamais. Personne ne lui a demandé. Le bus est arrivé, il est sorti de derrière le panneau, est monté dans le bus, comme tout un chacun, et les usagers du bus ne firent attention qu'à sa tête, chose qui était alors à leur hauteur... Mais quelle tête !

publié dans : Nouvellettes communauté : Plaisirs d'écrire
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Vivre !

Une longue aile douce et précieuse

 

Caresse avec lenteur ma joue,

 

M’emplit de suaves sensations,

 

Etend les frissons à mon cou,

 

Sèche mes larmes disgracieuses

 

Et me murmure ton nom.

 

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