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  • : Un mot d'ordre :jouons avec les mots, décrivons, écrivons. Actu : Je ne suis plus co-animatrice d'Ecriture Créative depuis quelques jours...parce que j'ai mis en place mon propre atelier d'écriture! c'est la Vallée des Mots, petit endroit vert et douillet où l'on s'amuse avec les...mots!http://fr.groups.yahoo.com/group/valleedesmots/ Marina.P.10.12.2006
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Images de Vie

Vie

 

le coton chatouille ses yeux endormis

et irrite son nez chatouillé.

ses joues se colorent de cette douce vie

qui revient par torrents à lui se connecter.

Mercredi 28 mars 2007

Bonsoir à tous,

Nous travaillons donc le logo-rallye en ce moment... et je vous propose un cadavre exquis à la mode du Logo-Rallye !!

Il convient d'utiliser au moins cinq mots parmi ceux qui suivent (si, si, allez on ne rechigne pas, vous avez montré que c'est  facile pour vous !):

Mouchard, évasure, haut-fer, cytoplasme, zétète, jettatura, plésiosaure, boréal, orfèvre, sphaigne, évection, péripatétique, wigwam et sizain.

Utilisez le commentaire pour publier votre (vos) participation(s).

Le premier qui commence est... celui qui donne l'impulsion à ce jeu, allez !

A vous lire très vite,

Marina P.

par marina.p publié dans : Vallée des Mots
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Dimanche 18 mars 2007

Bonjour à touteuzétouss, 

 

Voici donc né le Petit Journal de la Vallée des Mots, atelier d’écriture hébergé sur Yahoogroupes.  

 

Dans cet atelier, nous ciselons les mots dans une ambiance joyeuse, rassemblement à l’image d’une cour de récréation pétillante et pétulante.  

 

Les thèmes sont avant tout le jeu et la contrainte ou bien la contrainte joueuse, c’est selon.   

 

Dans ce premier numéro sera présentée l’activité du premier trimestre d’existence de l’atelier.

ci-après le lien sur lequel cliquer pour avoir accès au petit journal de la Vallée des Mots. 

http://www.archive-host.com/membres/up/1778002799/journal1.pdf

Marina.P.

par marina.p publié dans : Vallée des Mots
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Lundi 12 mars 2007

L'amour est un tyran qui n'épargne personne. Pierre Corneille 

 

 

 

 

Je m'en moque, je regarde par la fenêtre. Je sais que les voisins le savent, mais je m'en moque. Je suis libre. Telle une tempête. Mes regards peuvent détruire, paraît-il, mais je n'en ai rien à faire, parce que mes yeux ne se posent pas sur moi. A quoi cela pourrait-il servir? A voir des parcelles de corps alourdi par les années qui ne dépassent pourtant pas encore le stade critique? A estimer les futurs dégâts? Je ne suis une tortionnaire que pour mes voisins, pas une masochiste pour deux sous. 

Je porte un prénom qui était lui-même porteur des meilleurs espoirs, mais je me suis laissée enfouir dans les méandres de la vie. Laetitia. La joie. Chez autrui, mais point en ma demeure. 

Pourquoi? Je ne sais et ne veux vraiment pas revenir sur l'origine du problème, craignant trop de déterrer des cadavres peu exquis.  

Ma famille ne comprend pas mon but. Car il faut toujours avoir un but dans la vie, paraît-il. Alors j'en ai acquis un, moi aussi. Pour donner l'impression que je suis dans la norme, histoire de calmer les peurs de la troupe familiale. Juste histoire de... 

La vie est une belle histoire, parfois. Chez eux. Car chez moi... 

Je ne me plains pas, je constate. Amèrement. Je n'ai rien à moi, pas même un animal de compagnie. Alors quand je vois mes voisins qui sont forains et qui ont des centaines d'animaux, même en peluche, je défaille! Je suffoque de rage, d'envie, d'ennui, de trouille... de finir seule dans cette vie nullissime.

Je m'en moque. Moi, Laëtitia, petite joie de mes parents, de mes frères et de mes sœurs, oh oh oh reprenons tous en chœur le chant du bonheur. Tss! Je m'en moque. Je ne vois rien de tout cela dans ma vie. Pas de bonheur. Mais je ne suis pas gênée par cette absence de félicité parce que, franchement, ils ont l'air cons quand même mes voisins, béatement heureux! Bravo! Et l'intelligence? Elle est soufflée par la joie et est remplacée par du vide. Oui, du vide. Le bonheur, ce n'est qu'un trou d'air, un rien, une paille, une poussière. Que je voudrais avoir au moins une minute dans ma pauvre vie emplie de riens et de solitude. 

Ah non! Je n'ai pas que du rien dans ma vie sociale et privée! J'allais presque oublier mon espionnage mesquin du voisinage. Je me console en me disant que je me rends compte que c'est mal, que donc le mal est diminué. Logique imparable, puisque.. personne ne me parle. En anglais, to talk to. Un terme est encadré par deux autres, le mot est échangé, la parole passe de l'un à l'autre.  Chez moi, petite joie, le mot se heurte aux murs, au béton armé, à la fenêtre à laquelle je me colle souvent, regardant, épiant, observant, vivant à travers les autres.  

Au-delà de cette fenêtre, il y a...

Il y a toute une vie, tout un tourbillon de sentiments, de ressentiments, de vérités, de mensonges, de douleurs et de joies. Des vraies joies. Pas des ersatz, pas comme moi.  

Je le vois ainsi tous les jours. Déambuler dans la petite rue. Se moquer du ridicule, puisqu'il est déjà attifé comme un clown. Il est sensationnel en vérité. Et voilà pour la première. Vlan!  

Il s'exerce en plein air. Si jamais des enfants se trouvent sur son chemin, il saura tout de suite s'il est drôle. Le test in vivo.  

Je suis certaine qu'il ne sait même pas que je suis là, près de lui et pourtant si éloignée de sa vie. Il ne soupçonne pas mon existence. Comment le pourrait-il d'ailleurs, n'étant pas la tireuse de cartes mais le clown de la caravane?  

Il est svelte, je le sais. Je le sens. Sa salopette est ample et trouée à certains endroits, alors il m'est facile de voir au travers.  

Je suis une spécialiste du voir au travers.  

Personne ne me voit. Ni au travers, ni rien du tout. Personne ne tente rien. Mon père n'est pas vitrier, mais il aurait dû, quand même, juste pour qu'un ou deux faits de mon étrange vie soient aisément expliqués.  

Je vois mon voisin tous les jours. Sauf quand ils sont tous en déplacement. Alors là, je hais sa famille, qui me sépare de lui avant que nous ne soyons unis. Je suis tombée  bêtement amoureuse de lui. L'amour est un tyran qui n'épargne personne. Même pas moi, la non-joie humaine.

 

par marina.p publié dans : Citations
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Mardi 6 mars 2007

allons sagement et doucement: trébuche qui court vite. Shakespeare

Un sac de provisions accroché au bras droit, un sac de pâtées pour chien collé dans le dos, un autre sac en papier recyclé tenu par la main gauche, le mors aux dents, elle court... Jusqu'à épuisement. Enfin, l'épuisement, ce sera une fois la clé tournée dans la porte d'entrée de son habitation. Elle n'en prendra conscience qu'à ce moment précis. Avant, elle prétendra juste avoir fait son devoir de maîtresse de maison.

Mais arrivée à la maison, elle se rend subrepticement compte de son état d'esclave, porte-faix mâtiné de souffre-douleur. Tant qu'elle est dans l'action, sa conscience ne la rappelle pas à l'ordre. Elle est trop occupée à souffler, suer et pester contre ces boudiou de sacs pour entendre la petite voix la ramener à la raison.

Son mari ne l'encouragera pas à un quelconque changement. Elle devra donc compter sur une de ses amies. Une qui sera disponible à l'instant exact où elle aura besoin d'elle. Il n'y en aura pas pour Morgane. Elle reprendra alors son chemin, comme de coutume. Courses, cuisine, repassage, enfants à moucher, mouchoirs à laver, lave-vaisselle à vider, vide-ordures à nettoyer, nettoyage intempestif de la maison, maisonnée contente de sa maîtresse, femme vermoulue. Le chemin est long, mais elle ira jusqu'au bout, telle sa mère, sa grand-mère avant elle.

On ne commence à commercialiser la conscience de la ménagère de moins de cinquante ans que depuis quelques années. Morgane passera au travers de cette remise en question, parce que mal accompagnée.

Elle continuera, sans anicroches, ou presque, à aller et venir entre ses tâches ménagères, à mettre en suspens toute volonté personnelle. Elle ne saura même pas quels sont ses propres désirs au fond. Et peu importe. Elle a conscience furtivement d'un truc qui cloche. Mais ce n'est pas si précis que ça en fait. Elle n'aborde pas le problème de façon sérieuse et de manière à le définir pour mieux le circonscrire. Elle se laisse mener. Gentiment. Par le bout du nez.

Souvent, un morceau de lecture d'antan lui revient en tête: "allons sagement et doucement: trébuche qui court vite". Cela lui fait penser automatiquement à sa voisine, qui court sempiternellement contre sa montre. Quelle andouille aussi celle-là! Qu'en a-t-elle de plus? Elle aura gagné trois minutes, et sur quoi? la vie? la mort?

par marina.p publié dans : Citations
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Sablier des Jours

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Vivre !

Une longue aile douce et précieuse

 

Caresse avec lenteur ma joue,

 

M’emplit de suaves sensations,

 

Etend les frissons à mon cou,

 

Sèche mes larmes disgracieuses

 

Et me murmure ton nom.

 

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