S'il y a bien des livres qui ne doivent pas passer inaperçus, c'est ceux que je mentionne sur ce blog ! ;-)
(j'adooore faire ma fausse prétentieuse parfois ;-).
Blague à part, les livres cités (et à venir) sur ce blog sont forcément des livres qui m'ont émue, touchée, ennuyée, distraite, ravie, grandie, amusée, parlé, enivrée, joyeusement occupée,
horrifiée, fait faire des cauchemars à m'en réveiller morte en pleine nuit... Pas forcément tout ça à la fois, mais pour certains, ils comptabilisent plusieurs cas.
Les livres de Mathias Malzieu font partie de ces livres dont je ne sors pas indemne.
Arrivée à la dernière page, la fin du monde approche... que me reste-t-il à lire ?
Le premier lu : La mécanique du coeur. Un conte pour enfants et pour pas-enfants, donc moi aussi. Une histoire d'amour truffée d'images fortes, de
métaphores qui font sens à mes oreilles et mon coeur, de personnages hauts en couleur (Miss Acacia, Jack, Docteur Madeleine..). L'impression de lire en musique. Ah oui ! Pour ceux qui ne
connaissent pas Mathias Malzieu, c'est le chanteur du groupe Dionysos. Sublime groupe français qui porte en lui l'étincelle d'un monde imaginaire de rêve.
Je vous livre l'exergue...."Premièrement, ne touche pas à tes aguilles.
Deuxièmement, maîtrise ta colère. Troisièmement, ne te laisse jamais, au grand jamais, tomber amoureux. Car alors pour toujours à l'horloge de ton coeur la grande aiguille des heures transpercera
ta peau, tes os imploseront et la mécanique du coeur sera brisée de nouveau."
Le problème, donc, avec ce type de livres, c'est lorsque nous tenons la dernière page entre ces cons de
doigts tremblants... Arriverons-nous à refermer ce monde? Oui ! Mais bien parce que derrière, il y a un autre livre !
Le second lu : Maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi. Encore une fois, un conte. Plus pour les adultes, mais pas sûr. Un chemin
d'initiation. Un adulte de trente ans perd sa mère et tente de vivre son deuil. D'ailleurs, cette expression est assez insensée je trouve: vivre son deuil ! vivre, ça se rapporte à la vie,
of course. Et puis, le deuil, la mort. Vivre sa mort, celle des autres. Ou alors comment ces termes peuvent-ils être reliés par du vide... Du vide. Et bien nan ! Mathias Malzieu nous
raconte comment vivre le deuil sans vide, en se battant contre cette saleté de vide, en étouffant le vide. Combler les interstices. Avec la philosophie des ombres. Avec le géant Giant Jack.
Et encore la musique... "Giant Jack is on my back"....
"Quand la
lune sera tombée, je la roulerai en boule, l'enfoncerai dans mon sac à dos et j'irai la planter au cimetière, sur ta tombe.C'est bon de se faire décrocher la lune, même quand on est mort, ça
apaise, oui? "
Ouf, il m'en reste un troisième à lire, le premier écrit. 38 mini westerns (avec des fantômes).
Oui, ouf, car l'écriture de Mathias Malzieu est une bouffée d'oxygène, un délire survolté comme l'on en rencontre rarement.
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A vos Plumes!