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  • : Un mot d'ordre :jouons avec les mots, décrivons, écrivons. Actu : Je ne suis plus co-animatrice d'Ecriture Créative depuis quelques jours...parce que j'ai mis en place mon propre atelier d'écriture! c'est la Vallée des Mots, petit endroit vert et douillet où l'on s'amuse avec les...mots!http://fr.groups.yahoo.com/group/valleedesmots/ Marina.P.10.12.2006
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Images de Vie

Vie

 

le coton chatouille ses yeux endormis

et irrite son nez chatouillé.

ses joues se colorent de cette douce vie

qui revient par torrents à lui se connecter.

Samedi 19 mai 2007

Le voisin me regarde. Il me tend un oeil étonné. J'en voudrais un énamouré, mais ce n'est que le début, alors allons doucement!

Je lui explique que je suis assez malhabile avec les tâches ménagères et de bricolage, que par conséquent mon pinceau à terre se trouve. Avec un large sourire enjôleur, Monsieur se meut jusqu'au pinceau et me le tend par-dessus notre petite haie de séparation.

Voir cette minuscule haie s'ériger en gardienne des mariages sains et sans adultère me fait rire. Intérieurement, bien évidemment, sinon comment pourrais-je expliquer ma joie sans entraves à Monsieur le Voisin? En effet, il ne goûterait peut-être pas la plaisanterie...

Son sourire est absolument fabuleux! Etincelant, propre, paradisiaque. Un de ces sourires que l'on ne voit qu'au cinéma. Je suis en plein rêve. Monsieur mon Voisin, pardonnez-moi, mais il faut que je passe à l'attaque avant que je ne me réveille (au cas où ce serait vraiment un rêve, et bien je n'aurais pas perdu grand-chose...Ah!que je suis maligne!!).

Il me demande ce que je fais avec mes volets. Crotte de Zut! c'est lui qui est en train de passer à l'action! Il prend les rênes de la conversation en main. Je sens que je vais me faire emberlificotée sans rien sentir ni voir venir...

Après être descendue de mon escabeau pour aller chercher le pinceau près de la haie (quelle blague, cette haie tout de même!), je me tenais à son côté. Mais le voir s'instaurer maître de la conversation me donne une idée: être plus haute que lui!

Alors je remonte rapidement sur mon escabeau, prenant comme prétexte les explications que je dois lui fournir quant à mon travail sur les volets.

Alors Monsieur mon Voisin? Qu'en dis-tu de ces gambettes qui pirouettent sur des marches de bois? Affriolantes, n'est-ce-pas? Et mes volets... essaie de les regarder un minimum, que tu aies l'air d'écouter un peu mes niaiseries platement déblatérées sur la réfection du volet de bois!

Il enjambe la haie, me rejoint au bas de l'escabeau et me demande d'en descendre. Ce que je fais sans hésiter, voyant le poisson attrapé par le bec de son museau allongé.

Mais ce qu'il me dit me bouleverse...

Apopiras.

par marina.p publié dans : Apopiras, journal de bord d'une fille de ce siècle
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Mardi 15 mai 2007

quinze mai deux mille sept.

Du haut de l'escabeau, je fais semblant de repeindre les volets. En vérité, j'essaie de camoufler les éraflures laissées par le temps cruel, mais avec un pinceau mal fagoté et de la peinture trop peu diluée, je n'arrive à faire que des paquets! Mais peu importe au final. Et vous savez pourquoi? Je vais vous le dire...

Parce que je n'aime pas peindre! Oui, comme je vous le dis à l'instant: je n'aime pas peindre, ni bricoler d'ailleurs. Je laisse cela aux personnes compétentes, aux forcenés du travail manuel. Vous n'en connaissez pas? Mais siiii, il suffit de chercher, correctement, et l'on trouve à côté de soi une personne qui adooooore manier la perceuse, et quand cette dernière tombe en panne, il reste toujours la pelle, le tournevis ou la scie à métaux. Qui est cette personne? Au moins le voisin! Il est connu de tout le monde le fait qu'un voisin bricole toujours, et souvent quand, nous, nous avons décidé de rester au calme et de nous reposer chez nous! Ahhh! la vie en presque-communuauté! bon, la peinture donc. Que je n'aime pas!

Alors pourquoi le faire, me direz-vous... Car j'ai une vue imprenable de mon escabeau. J'ai l'impression d'être sur un mirador, de surplomber tous paysages avoisinants, de mater! Oui, de mater tout voisin se promenant gentiment sur son lopin de terre.

Ahhhh! Nous y voilà, vous entends-je murmurer! Oui, moi, Apopiras, j'ai des vues sur un voisin. Il est magnifique, a l'air intelligent et sympathique. Si, si, ça peut aider d'être intelligent pour un homme, il ne faut pas avoir simplement un corps!

Mon voisin tond la pelouse. C'est un acte de soumission de la part de l'herbe de se laisser couper la tignasse comme cela. C'est aussi une activité qui développe certains muscles de Monsieur, ce qui n'est pas pour me déplaire.

Cependant, j'aimerais qu'il cesse bientôt de tondre parce que cela crée un de ces vacarmes! Je n'entends plus ma musique. J'ai mis la bande originale d'un film qui compte les semaines. Il paraît que c'est torride et comme nous sommes proches de l'été, je me dis que... à bon entendeur, salut!

Ah! ça y est! Son travail est fini. Je lance un pinceau par-dessus la petite haie, haute de douze centimètres (notre résidence est très neuve), et m'exclame:

"Crotte de Zut! Petit petit pinceau, reviens chez moi s'il te plaît! Il faut que je finisse mon labeur!"

Comme prévu, mon voisin tourne alors la tête vers mon domicile, puis lève les yeux vers mon escabeau, et enfin me regarde...

Apopiras.

par marina.p publié dans : Apopiras, journal de bord d'une fille de ce siècle
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Lundi 14 mai 2007

quatorze mai deux mille sept.

Aujourd'hui est un jour béni des dieux. Pour moi, pas pour tous, je le sais très bien. En effet, c'est le début de la semaine, nous sommes donc lundi. Cela signifie tout bonnement reprise du travail pour une grande partie des gens de ce pays. Sauf que moi, Apopiras, je ne travaille pas. Non. Je suis rentière, alors...

Alors je me consacre à d'autres activités, non lucratives en général. Mais j'ai du loisir, tandis que vous...Oui, vous, là, où est donc passé votre sac à loisirs? Vous l'avez égaré, oublié dans un bois, à la recherche du temps perdu à courir après la jeunesse...? Bravo! Bravissimo!

Jour béni entre tous parce que le week-end se termine enfin! J'abhorre la fin de semaine, qui se meut lentement, faut prendre son temps. M'en fous de prendre du temps ou pas, moi, puisque j'en ai à revendre. Mais cela ne s'achète pas parait-il...dommage, j'aurais fait fortune.

J'ai déjà un petit pécule que l'on peut raisonnablement appeler fortune, mais un peu plus un peu moins je vous assure que l'on verrait la différence! Qui peut le plus peut le minimum...Je n'ai jamais essayé le plus, comment dès lors tenter le minimum? Laissons ce point aux sophistes éclairés de notre siècle.

J'attends le lundi comme le messie en général. Car la vie me semble recommencer ce jour précisément. Elle mourait tout le week-end, et puis, hop!, d'un coup d'onguent magique, la vie reprend forme! Même pour moi qui ne suis pas travailleuse. La vie est belle le lundi, même sans soleil.

Je vais aller rejoindre mes activités chéries, mes loisirs.

Je dois me préparer, à plus!

Apopiras.

par marina.p publié dans : Apopiras, journal de bord d'une fille de ce siècle
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Dimanche 13 mai 2007

Hellooo!

Voici un second concours, pour les beaux jours...C'est un logo-rallye, forme assez appréciée semble-t-il.

Les mots à utiliser sont:

pétroleuse, dièdre, limon, échalas, godille, quenouille, orgeat, timonier, pectoral, levure, manomètre, audit, oindre, séraphin.

En prose ou en poésie, les deux catégories sont ouvertes. Il convient, si possible, d'écrire votre texte/poème  en caractères Verdana, format 12, deux pages word au maximum ( c'est du environ bien entendu!). Vous pouvez participer aux deux catégories, of course!

Les jeux commencent maintenant et se terminent le 13 mai à minuit.

Vos productions sont à envoyer sur posiris2@yahoo.fr.

Je commence quant à moi à vous chercher de jolis petits cadeaux...

à vous lire,

Marina.P. vendredi 13 avril 2007.

Dimanche 13 mai 07

Stoooooooooooooop !! Les jeux sont faits.

Le gagnant est Patrick Sureau!

"Un ancien timonier, assis près d'un échalas, rêvant de godille et de limon, sirotait une liqueur d'orgeat, tout en filant une vieille quenouille.
Près de lui, un séraphin voulait oindre de levure le dièdre pectoral de ma pétroleuse."
Un manomètre n'est pas nécessaire pour effectuer l'audit de mon cabinet conteur !
 
Patrick SUREAU

par marina.p publié dans : Concours
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Sablier des Jours

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Vivre !

Une longue aile douce et précieuse

 

Caresse avec lenteur ma joue,

 

M’emplit de suaves sensations,

 

Etend les frissons à mon cou,

 

Sèche mes larmes disgracieuses

 

Et me murmure ton nom.

 

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