Un éclair zèbre le ciel bleuté
et illumine un bout de trottoir
où passe la Coccinelle du Soir,
la petite bête grâce à qui l'espoir,
sans fausse note, revient nimber
d'auréoles elliptiques le moi
qui était de guingois.
Lentement, elle déploie ses ailes
et rejoint pour un temps le ciel
où elle se ressource parmi les fées,
habitantes généreuses de ce logis étoilé.
Forte, elle redescend, tel un ange,
adoucir les peines étranges
de ces humains
si chagrins.
par Marina.P.
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D'une main de maître j'étale le fard à paupières
Et compte ces rides en voie de paupérisation
Puisque le bistouri a mis en marche la stérilisation
Du vieillissement cutané des vieilles douairières.
D'un geste prompt je romps l'équilibre du visage
Et pourtant jamais tout cela rattraper n'envisage
Car mes yeux sont mi-clos depuis l'opération-
Commando visant à l'extinction des sillons.
De case voudrais changer sur le recensement
Et n'être plus veuve car ce mot induit vieillesse
Et là, hélas, le bât doublement blesse
Et mon cerveau et mon corps étincelant
Sous l'effet de l'aluminium allié au paraben
Le tout distillant à la fin des odeurs de benne
Beaucoup plus lentement se décomposant.
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Habitons les châteaux avant que l'eau ne vienne
Disséquer les appartements sablonneux et inhabités
Habitons, comme dans un rêve, les moraines (fêtes foraines)
Sans pour autant croire cette fable destinée
À nous balloter d'un royaume à un autre.
Vivotons alors dans nos bidonvilles
Et rejoignons la réalité peu affable
Lorsque l'eau, forte, a anéanti le rêve de sable
Et renforcé la précarité aux portes de la ville.
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A vos Plumes!