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  • : Un mot d'ordre :jouons avec les mots, décrivons, écrivons. Actu : Je ne suis plus co-animatrice d'Ecriture Créative depuis quelques jours...parce que j'ai mis en place mon propre atelier d'écriture! c'est la Vallée des Mots, petit endroit vert et douillet où l'on s'amuse avec les...mots!http://fr.groups.yahoo.com/group/valleedesmots/ Marina.P.10.12.2006
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Images de Vie

Vie

 

le coton chatouille ses yeux endormis

et irrite son nez chatouillé.

ses joues se colorent de cette douce vie

qui revient par torrents à lui se connecter.

Mercredi 27 septembre 2006

Un léger rayon fort lumineux  

Ventile et illumine  

Ces journées estivales 

De relâche.  

 

L’astre jaunissant 

Le ciel 

N’a de cesse 

De teinter 

Aussi les fenêtres.  

 

Un joli arc-en-ciel 

Se met alors en place, 

Réfléchissant 

A son tour 

Les blés, 

Distraitement dessinés 

Sur le mur laqué.  

 

Des monts et vallées 

Etoilés 

Serpentent 

Au creux des verres, 

Unissant alors 

Le sable 

A l’eau.  

 

Au loin, remuent les vagues, 

Chatouillant, 

Doucement, 

Les coquillages, 

Prêts à s’enfuir 

Sous d’autres cieux.

 

 

 

 

par marina.p publié dans : Poésie
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Mercredi 27 septembre 2006

Un vent violent

Dépose négligemment,

En descendant

Du nord,

Quelques flocons

Aguerris,

Guettant avec impatience

Le moment

Où ils formeront

Bataillon.

 

 

Tout le monde à terre !

Les étoffes neigeuses

Se superposent,

Les rares aiguilles

Des sapins verts de rage,

Aux pieds gelés,

Piquent

Tous ceux qui s’égarent

Sur leur passage.

 

 

Une flopée d’étoiles blanches

Avancent

Avec prudence,

L’humeur n’est plus

Au beau fixe,

Les aiguilles se multiplient,

Et un astre irradie

De sa présence

Toute nouvelle

Ce duel.

 

 

Des tranchées,

Couleur terre,

Apparaissent

Au sein de la blanche armée,

Découvrant aussi des espaces verts,

Nids de l’ennemi,

Le soleil

A choisi

Son camp.

par marina.p publié dans : Poésie
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Mardi 26 septembre 2006

Une ombre passe, furtive,

Vive, et chatouille prestement

Les amants.

 

Ses déplacements vont en

S’amenuisant,

Délaissée par le soleil. 

 

Elle se pose néanmoins

Un instant,

Au creux du vallon. 

 

Puis sentant la fin de la journée

Arriver,

Elle s’active. 

 

Tant de choses à ombrager,

Des milliers de sujets à contenter,

Ses passages se feront éclairs,

Illuminant des parois de verre

Comme les poussières

De terre.

par marina.p publié dans : Poésie
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Lundi 25 septembre 2006

Le réveil se fit brutal, comme à l’accoutumée. Passer d’un état léthargique à tonique en trois minutes n’est pas à la portée de tout le monde. Passage obligé par la salle de bains, motivé par la froideur de la douche écossaise, censée réveiller tout à fait cet engourdi de corps, mais vite relayée par la chaude et bienfaisante douche brûlante. Et l’esprit ? Réanimé dès la première seconde par l’odeur si réelle des morceaux de pain qui grillent doucement à la cuisine. Tonifié à l’avance par le bruit si caractéristique, et pourtant détestable, du presse-agrumes, corollaire du jus de fruits si succulent. Vivifié par le doux arôme des peaux d’oranges se réchauffant sur le poêle, s’insinuant dans la maison, donnant un avant-goût de Noël. Le petit-déjeuner vitaminé et enrobé de bonnes senteurs est servi, juste quand je sors de la salle de bains.

Après m’être ainsi requinquée, je peux suivre les ordres, grimper dans la voiture, admirer les paysages verts, entremêlés de roches de granit, avancer vers ce travail inouï.

Je suis « petit commis » dans une saboterie, lovée au cœur  des Vosges, au fond d’un écrin d’émeraudes scintillantes.

Lorsque nous approchons du terme du trajet, j’observe à loisir les faons, biches et autres cerfs commencer aussi leur journée. On dirait vraiment qu’ils sont en liberté, tant ils ont de l’espace. Un petit signe de la main, je vous reverrai dans la journée, sinon dans la semaine mes amis.

Nous arrivons. La voiture arrêtée, je descends, cours derrière mon père, qui manipule avec force la lourde porte de chêne, de facture simple, mais robuste. Nous entrons, après que mon père a appuyé sur le commutateur, distillant ainsi une lumière criante de blancheur, réfléchissant la couleur crème des murs.

Mes yeux cillent, clignent, emmagasinent d’abord des bribes d’images, puis les transmettent à mon cerveau.

Je regarde une à une les machines. Elles sont toutes là, prêtes à débuter leur journée de labeur. Certaines réclament leur graisse matinale, afin de ne pas crisser. Elles parfument durablement l’endroit où elles se tiennent au garde-à-vous.

Je peux enfin aller au bout de l’atelier, mon refuge. La cuisine, protégée d’une plaque « privé » adossée à sa porte. J’entends mon père ouvrir le poêle, remuer les cendres, éparpiller un peu de fumée vers les plafonds de son atelier. Les particules grises m’assèchent la gorge, sentant le sec et le fumé, mais me ramènent à la réalité : nous sommes ici pour travailler, et moi pour décorer, peindre, animer les sabots.

par marina.p publié dans : Nouvellettes communauté : Plaisirs d'écrire
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Sablier des Jours

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Vivre !

Une longue aile douce et précieuse

 

Caresse avec lenteur ma joue,

 

M’emplit de suaves sensations,

 

Etend les frissons à mon cou,

 

Sèche mes larmes disgracieuses

 

Et me murmure ton nom.

 

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