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  • : Un mot d'ordre :jouons avec les mots, décrivons, écrivons. Actu : Je ne suis plus co-animatrice d'Ecriture Créative depuis quelques jours...parce que j'ai mis en place mon propre atelier d'écriture! c'est la Vallée des Mots, petit endroit vert et douillet où l'on s'amuse avec les...mots!http://fr.groups.yahoo.com/group/valleedesmots/ Marina.P.10.12.2006
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Images de Vie

Vie

 

le coton chatouille ses yeux endormis

et irrite son nez chatouillé.

ses joues se colorent de cette douce vie

qui revient par torrents à lui se connecter.

Jeudi 12 octobre 2006

 

Ronde de feuilles

Sur le seuil,

Amincies par le vent,

Allié du temps,

Aidé du froid automnal,

Soupirant de l’aurore boréale,

Vent qui les racornit,

Les brunit. 

 

Ronde entamée

Après l’été,

Comme pour en fêter

L’inanité. 

 

Tournoyez, feuilles rougeoyantes,

Et de mille feux, vibrantes,

Unissez-vous

A cet air si doux

Susurré par un équinoxe

Bruissant d’une aiguë vox. 

 

Ronde dansée

Par des feuilles crevées

Par la pluie versée

Sans arrêt. 

 

Agitez-vous, feuilles incomplètes,

Détruites peu à peu par les insectes,

Tombées à terre,

Inanimées, sans air,

Feuilles se mourant

Mais un humus composant. 

 

Ronde terminée,

Vent anémié,

Feuilles exterminées,

Hiver soudain placé.

par marina.p publié dans : Poésie
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Jeudi 12 octobre 2006

 

Du haut de ma citadelle, 

Je suis forte et déploie mes ailes.  

 

Tendue vers le ciel, 

Je ne regarde qu’elle.  

 

Elle, enroulée, déroulée, 

A mes pieds.  

 

Elle, gouffre clair parfois 

Ou mare de poix.  

 

Elle, claquant ses langues de sel 

Contre mes flancs irréels.  

 

Elle, mer insaisissable 

Lovée en plein sable.  

 

Elle, roche et émois, 

Dont le temps grignote le poids.

 

 

 

 

 

 

par marina.p publié dans : Poésie
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Jeudi 12 octobre 2006

il fut un jour où Domi et moi pariâmes...celle qui gagnait le pari imposait un mot supplémentaire dans le logorallye en cours sur Ecriture Créative, et l'autre suait sang et eau à caser 21 (australopithèque étant le mot ajouté) mots dans un même texte...

j'ai perdu! et Pomi fut sorti de son placard, dépoussiéré, et agité, tel un pantin...Laissons lui la parole:

Avec ma gueule d’australopithèque, on ne m’aime guère de prime abord. Je veux bien comprendre le désarroi qui emplit le cœur de ceux qui me visent de leurs yeux étonnés, voire horrifiés parfois, mais je ne peux rester miséricordieux plus longtemps.

Moi, Pomi, clown de mon état, je ne veux plus être jugé sur ce disque qui me sert de quasi-visage humain. Bien sûr que je ne suis pas aidé par la nature ! Quel clown est joli de naissance ? Croyez-vous que l’art du maquillage soit inné chez tout le monde ? Et bien non !

Ainsi, mon acolyte, Edmonde, a la main lourde sur le bleu, pour simuler les ecchymoses sur mon visage déjà contusionné au naturel de toute façon. Et puis elle aime le jaune, alors elle me gribouille allègrement le visage avec, pour donner un air de reluisance à ce dernier.. Elle ne sait pas s’exprimer en France, ma collègue, faut dire.

Le fond est donc jaune, quelques bleus, de grands cernes violets, des poches en fait énormes, comme celles de ma salopette. Le nez est toujours rouge, mais parce que j’ai un ami qui est cultivé ! Si, si, même qu’il est pomiculteur. Ah ! dame ! ça vous maudit l’esprit de critique négative, ça, hein… ? On ne pensait pas que je frayais avec des intellectuels installés de père en fils dans la culture de la pomme…Alors,  ça nous arrive bien de nous chatouiller le gosier au calva, du coup.

Ce n’est pas parce que je suis clown et laid de naissance que je dois être en plus débile et inculte, sinon ce serait de toute façon la faute à pas de chance, un tour inavoué du Destin, grand malhabile qui se serait cassé la binette de son tourniquet lors de la distribution des fastueuses et improbables qualités améliorant immédiatement la vie.

J’en reviens à Edmonde, elle est gentille quand même un peu, faut pas croire…

Mais qu’est-ce qu’elle est nunuche ! Parfois, on croirait qu’elle va rester sur la place publique et oublier de monter dans la roulotte lorsque nous remballons les tubulures du chapiteau et autres matériels de notre vie ballottée par un zéphyr assez bienfaisant pour le moment.

Un jour, elle vient me maquiller, et me parle d’une reconversion : elle voudrait être coiffeuse pour ânes. Ben voui, que je lui dis à ma Edmonde. Fais ce que tu crois être utile à une vie meilleure, mais comment je fera pour être correctement mis avant d’aller sur la piste, moi ?

Elle s’est mise à pleurer, pleurer, pleurer. Comme ça sent le vinaigre côté ambiance, je lui propose de jouer aux charades, avec le même gage que d’habitude, bien sûr.

Elle pleure de plus belle, mais se rend moche, ça, c’est sûr. Comme si j’étais trop laid pour elle, la voilà qui me repousse et crie et claque la porte de la roulotte et s’en va en hurlant sur la place de la Fontaine.

On a l’air fin, nous l’équipe, avec notre Edmonde qui hurle qu’elle veut revoir son coiffeur.

Tu parles d’une publicité ! Alors on lui dit, avec les collègues, que son coiffeur, c est qu’une tête de nœud, qu’il l’a abandonnée après lui avoir donné ce qu’on veut tous lui offrir, nous.

Elle continue à crier des anathèmes sur nous, sur sa vie d’misère. D’un ton doucereux, on essaie bien de la faire revenir chez nous, pour éviter que les gens se ramènent avec ce pestacle de rue, ce serait mauvais genre.

Elle nous regarde d’un œil torve, noirci par de l’encre de bile, et nous assène le coup final, mal dosé comme un grand cocktail qui explose avant d’être ingéré. Elle maudit notre planète de gens du cirque, et nous dit préférer les gens du monde.

Alors, mon ami le pomiculteur, qui passait par-là, inopinément, lui tire les cheveux, pour la ramener à la réalité et à la roulotte.

Ensuite, je ne me rappelle plus, parce que les mots me manquent…


par marina.p publié dans : Nouvellettes
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Mercredi 11 octobre 2006

texte écrit chez les poudreurs...pour la proposition 5, il fallait insérer "la lune est pleine, et on ne sait pas qui l'a mise dans cet état". Alphonse Allais..

Demain, dès l’aube, tu ne verras plus  

Cette douce rondeur de lune,  

Partie en s’effeuillant,  

Voulant se faire croissant. 

 

Quelques aubades ne pourront  

Rien y faire,  

Elle ne montrera plus son ventre rond,  

Blessée qu’elle est  

De tous ces quolibets. 

 

Bien sûr qu’elle a pris du bon temps, 

Et qu’elle semble être grosse 

Comme une future maman… 

 

La honte cependant l’envahit 

Lorsqu’un vent putride  

Souffla en sa direction :  

La lune est pleine,  

Mais on ne sait pas qui l’a  

Mise dans cet état.  

Mais, la nuit, tous les chats sont gris,  

Elle s’était donc à nouveau changée  

En souris,  

Pour être attrapée.  

Ainsi fit-elle régulièrement,  

Arborant, par intervalles,  

Fièrement  

Ses rotondités !

 

 

 

 

 

 

par marina.p publié dans : Poésie
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Sablier des Jours

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Vivre !

Une longue aile douce et précieuse

 

Caresse avec lenteur ma joue,

 

M’emplit de suaves sensations,

 

Etend les frissons à mon cou,

 

Sèche mes larmes disgracieuses

 

Et me murmure ton nom.

 

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