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  • : Un mot d'ordre :jouons avec les mots, décrivons, écrivons. Actu : Je ne suis plus co-animatrice d'Ecriture Créative depuis quelques jours...parce que j'ai mis en place mon propre atelier d'écriture! c'est la Vallée des Mots, petit endroit vert et douillet où l'on s'amuse avec les...mots!http://fr.groups.yahoo.com/group/valleedesmots/ Marina.P.10.12.2006
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Images de Vie

Vie

 

le coton chatouille ses yeux endormis

et irrite son nez chatouillé.

ses joues se colorent de cette douce vie

qui revient par torrents à lui se connecter.

Mardi 21 novembre 2006

Attention....pour ceux qui n'auraient pas encore voté, mais qui avaient déjà regardé les textes...deux textes ont été supprimés, selon le souhait de leur auteur. Ce sont "le roi du net" et "la sagesse de Sophia". Marina.P. 29.11.2006.

Ci- après les textes des concurrents qui m'ont fait plaisir, vraiment, en jouant le jeu ! Marina.P.

par marina.p publié dans : Concours
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Mardi 21 novembre 2006

A la ferme des peupliers

Une vache nommée Bleuet

Faisait la fierté de Gaston

Le fermier aux mains de maçon.

 

Le soir en rentrant pour la soupe

Souvent il lui flattait la croupe

Et quand il était bien luné

Il lui tâtait même le jarret.

 

Bleuet se sentait mal à l’aise

Et dans ses grands yeux noirs de braise

Se pouvait lire le regret

De ne point pouvoir s’envoler.

 

Si elle était un doryphore

Sitôt elle prendrait son essor

Et ne se poserait sur terre

Que dans les champs de pommes de terre.

 

Alors qu’il rêvait à tout ça

Notre bovidé arriva

Dedans l’étable où l’attendait

La jeune femme du fermier...

 

Eliette un foulard sur la tête

Assise trayait la pauvre bête

Et ce faisant elle songeait

Qu’il lui faudrait bouillir le lait.

 

Dès lors elle pourrait préparer

Le biberon de son bébé

Et ce fromage doux et moelleux

Qui rendait son mari heureux.

 

L’enfant se prénommait Margot

Elle dormait dans son berceau

Et fleurait bon la savonnette

Aux doux parfum de la violette.

 

Au coin de sa lèvre perlait

Une goutte de ce bon lait

Produit par notre amie Bleuet

Et grâce auquel elle grandirait.

 

Au-dessus de son lit pendait

Comme mobile pour l’amuser

Un médaillon qui projetait

Mille reflets très colorés.

 

A la ferme des peupliers

Vivait une vache nommée Bleuet

Dont le bon lait faisait la joie

De tout' une famille ma foi !

 

Si notre vache l’avait su

Elle aurait supporter c’est sûr

Les caresses du bon Gaston

Qui n’étaient que signes d’affection.

 

Brigitte Verguet. Lauréate en poésie.

par Brigitte Verguet publié dans : Concours
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Mardi 21 novembre 2006

Le Doryphore était en plein travail.

Le milieu avait ainsi surnommé Paul Bodoin parce qu'il venait de la campagne et qu'il ne se séparait jamais d'une étrange paire de chaussures à rayures noires.

Le Doryphore donc se trouvait dans une de ces magnifiques villas entourées de peupliers situées sur les hauteurs de Nice.

Il sondait les murs à la recherche d'un défaut qui pourrait trahir la présence du coffre-fort. Le maçon avait fait du bon travail; aucune aspérité, aucune irrégularité à première vue. Mais, ce que l'oeil ne pouvait voir, l'oreille l'entendit.

Un son creux, et le Doryphore déballa son matériel. Il se saisit d'une perceuse, un modèle personnel, remonta sur sa bouche le foulard qu'il portait autour du cou et commença à percer le mécanisme sophistiqué de la serrure.

Un instant d'éternité plus tard et il y eut le bruit d'un claquement sec.

Le Doryphore essuya alors son front bouillant du dos de la main et ouvrit lentement la porte du coffre-fort en retenant son souffle.

Il était loin de s'attendre à y voir un tel contenu: une savonnette, un médaillon de foie gras et une reproduction grossière couleur orange fluorescent d'un de ces petits chevaux de l'époque Ming à la croupe rebondie et aux jarrets tendus.

Désarçonné (et pas seulement par le cheval...), le Doryphore sortit la savonnette et se posa dans un des fauteuils moelleux pour réfléchir. Il la huma, regarda ses différents facettes, dans la lumière, et c'est en la tournant et retournant entre ses doigts qu'il aperçut enfin la fine rainure qui courait sur son pourtour. Machinalement il y glissa un ongle: le collage céda enfin pour laisser tomber une pluie fine de diamants canaris.

Un lent sourire se dessina sur les mandibules du Doryphore.

C'est ce moment que choisit l'alarme pour se déclencher.

Sophie, Lauréate pour la prose.

par Sophie17 publié dans : Concours
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Mardi 21 novembre 2006

La fin du monde avait sonné depuis près de 3000 ans, la fin du monde tel qu’un maître de l’univers, génial et déjanté, l’avait voulu, créé puis anéanti !

 Le monde d’avant, celui que l’on apercevait encore sur des vestiges d’ouvrages d’art conçus par des artistes, architectes et maçons visionnaires, n’était plus que bribes d’images rescapées de l’apocalypse, débris de tableaux ou de sculptures conservés soigneusement dans de moelleux nuages.

Le papier, le carton n’existaient plus, puisque les forêts avaient disparu de la planète et qu’il n’y avait d’ailleurs plus grand-chose à emballer ! Le nouveau monde utilisait donc ce qu’il restait, à savoir les nuages !

 Les cumulus, les nimbus étaient si denses, si opaques, si abondants, qu’il suffisait de les regarder avec l’œil 1  pour disposer à sa guise, d’un papier d’emballage ou d’un endroit pour se reposer. Les nuages dispensaient l’air, la lumière, le boire et le manger ! L’œil 1 permettait de tout obtenir d’un simple clignement ! Les nuages étaient l’essence même de la vie sur la planète, nuage de pluie, nuage de grêle, nuage d’orage, petite nuée ou purée de pois, la plus petite nébulosité avait son  utilité ! 

En déroulant la gaze d’un nimbus qui traînait, GAA notre héros, était tombé sous le charme d’une scène bucolique d’il y a 3O siècles : une aquarelle miniature peinte sur un médaillon d’argent. Il conservait précieusement cette vision paradisiaque dans une cache au plus profond de son œil 2, la fonction visuelle de son anatomie ! Sous la ramure des arbres se tenait une femme callipyge, ses longs cheveux blonds s’échappaient d’un foulard rouge sang, elle caressait tendrement la croupe d’un cheval noir aux jarrets nerveux.  GAA pouvait saisir les plus infimes détails de la peinture, une rainette s’ébattant près de la mare, un pinson posé sur une branche et même un doryphore dévorant de tendres feuilles de pommes de terre !

GAA ressortait fréquemment cette vision de la planète morte ! L’œil 2, ne l’oublions pas était également le siège de sa mémoire !

Avec l’œil 3 il pouvait sentir l’odeur de l’herbe fraîche, le parfum poivré de la savonnette qu’utilisait la femme, le fumet du crottin du cheval. 

Avec l’œil 4 il entendait le vent froisser les feuilles du peuplier, hennir la bête et chanter la dame.

GAA était petit, de la taille et de la couleur  d’un potiron,  il était rond ce qui lui permettait de se mouvoir aisément en roulant sur lui-même. A chacun de ses déplacements une sorte de film métallique recouvrait chaque oeil afin de les protéger. GAA disposait aussi de deux petites ailes plutôt décoratives que véritablement utiles ! Ce petit être était un curieux patchwork d’humain, d’animal et de végétal, un concentré de ce que fut la vie sur la terre à une époque lointaine.

 GAA enfin, était l’unique créature de l’univers, désespérément seul et définitivement immortel. Incapable de se reproduire, incapable de mourir, il pouvait en actionnant l’œil 5, (et c’était là le  plus terrible dans sa situation !) oui, il pouvait penser !

La plupart du temps, il tentait de désactiver son œil 6, celui des sensations, des sentiments, de la nostalgie et des regrets, l’œil qui regardait derrière l’épaule, en direction du passé et de ce qui fut ! Le mauvais œil en somme !

 GAA avait de plus en plus de mal à le maîtriser,  il  sentait l’humeur aqueuse de l’œil rebelle bouillir  dans son orbite. Cet œil palpitant voulait son autonomie, il souhaitait fonctionner en permanence. GAA demanda aux nuages de le débarrasser de ce dérangeant n°6 mais les gros flocons paresseux avaient une autre idée !

 Ils lui accordèrent la grâce des pleurs et GAA put enfin laisser couler les flots de larmes qu’il contenait depuis toujours.

Nico

par Nico publié dans : Concours
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Sablier des Jours

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Vivre !

Une longue aile douce et précieuse

 

Caresse avec lenteur ma joue,

 

M’emplit de suaves sensations,

 

Etend les frissons à mon cou,

 

Sèche mes larmes disgracieuses

 

Et me murmure ton nom.

 

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