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  • : Un mot d'ordre :jouons avec les mots, décrivons, écrivons. Actu : Je ne suis plus co-animatrice d'Ecriture Créative depuis quelques jours...parce que j'ai mis en place mon propre atelier d'écriture! c'est la Vallée des Mots, petit endroit vert et douillet où l'on s'amuse avec les...mots!http://fr.groups.yahoo.com/group/valleedesmots/ Marina.P.10.12.2006
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Images de Vie

Vie

 

le coton chatouille ses yeux endormis

et irrite son nez chatouillé.

ses joues se colorent de cette douce vie

qui revient par torrents à lui se connecter.

Jeudi 6 mars 2008

Nous sommes en mars. Il fait froid. Et pourtant, quelques décorations de Noël sont encore accrochées à la fenêtre, la plus haute, la-haut. Comment cela se fait-il? Ils sont fainéants, dans cette maison, à tel point qu'ils laissent les saisons s'emmêler?
Ou peut-être sont-ils tous morts, d'une peste bubonique? Oui, voilà, d'une bonne petite peste, pleine de bubons. Plus assez d'infirmières en France, alors pas moyen de les soigner. Vous comprenez? J'espère bien. De toute façon, si par extraordinaire vous ne compreniez pas, cela ne causerait pas de grands cataclysmes non plus. Puisque les propriétaires de la maison entortillée de décorations de Noël sont décédés des suites de leurs blessures fongiques. Fongiques? Eh bien, oui, pourquoi pas? Êtes-vous seulement infirmière pour comprendre ce que je vous raconte, mademoiselle j'ai un air de je sais tout? Non? J'm'en serais douté. Je vous vois opiner du chef, comme des abrutis, et puis, sans cesse, à m'interrompre... 
Comment? Vous ne disiez rien? Mais alors c'est moi sans doute qui me coupe la parole? A moi-même? Je ne serais pas si impoli ! Voyons, bande de petits impertinents qui croyez avoir tout vécu, tout vu, tout entendu parce que vous êtes des enfants de soixantuitards. Allons bon ! Faut pas s'encourager pour si peu !
Vous êtes, tous autant que vous êtes, des bons à rien. Et des bonnes à rien, aussi. 
Malgré la libération, mesdames, vous n'êtes guère plus intelligentes. La preuve, vous vous laissez traiter de pétasses !
Et puis, pourquoi êtes-vous venus m'importuner? Comment cela? C'est moi qui suis venu m'asseoir à côté de vous dans ce wagon insalubre peut-être? 
Impossible. Tout simplement impossible que je sois celui qui vous aurait rejoint. Pourquoi? Mais parce que j'habite à la SNCF depuis des années. Je ne sais même plus depuis quand. Alors... Qu'en dites vous, les petits malins?
On s'amuse moins, hein, maintenant qu'on sait qu'on ne détient aucune vérité?
Eh bien, moi, je m'amuse comme un petit fou ! Et puis je vous dirai même que mon litron a dû, en douce, sans me prévenir évidemment, me coller une de ces cuites !
Y a longtemps que cela ne m'était pas arrivé. Ah oui! Je ne vous ai pas dit? J'ai des problèmes de mémoire. Parfois. Pas souvent. Presque jamais en fait. Non, non, ma mémoire est infaillible!
Vous avez vu, toutes les maisons ont des décorations de Pâques? Etonnant, nous sommes en décembre...

publié dans : Nouvellettes communauté : L'écriture dans tous ses états
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Jeudi 6 mars 2008

Vite, vite. On attend le dernier article. Se dépêcher, écrire  telle une fusée, sans freiner, zomber. Mais de quoi parler, de quoi s'entretenir? Peu importe, le premier sujet fera l'affaire. Qu'y-a-til dans cette pièce que l'on pourrait utiliser comme démarreur automatique de pensées?
Des poireaux (voilà ce que c'est d'écrire dans sa cuisine), non. Impossible. On a bien dit le premier objet ou truc qui tombe sous la main, mais faut que cela tombe sous le sens aussi. Enfin, un peu. 
Un bégonia. Mouais, à peine envisageable. Il faudrait être Nicolas le jardinier, ou Yvette la main verte, pour pouvoir s'en sortir pendant des lignes et des lignes sur un sujet aussi fané.
Regarder autour de soi, encore, une fois de plus, sans arrêt, tourner la tête et les yeux, vigie. 
Les yeux, tout à coup, se posent sur un livre. A-t-on déjà vu un oeil se poser? Sort-il de son orbite? A creuser...
Le livre. Sujet d'écriture par excellence. L'ouvrir. Le feuilleter. S'en imprégner afin de pouvoir mieux le manier ensuite avec une plume. 
Oublier le papier à écrire grâce à cet univers envoûtant que le livre renferme. Sombrer dans une histoire, sauter à pieds joints dans un autre monde, coloré, imagé, étranger, exotique. Déménager. 
Finir par engloutir le livre. Une fois la lecture terminée, se sentir vide. 
Regarder autour de soi, encore, une fois de plus, sans arrêt, à la recherche d'un monde perdu. D'une vie intensément vécue, ressentie, mais qui n'hésite pas une seule seconde à nous abandonner, là, pauvre petit lecteur.
.APOPIRAS.

publié dans : Apopiras. communauté : Plaisirs d'écrire
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Sablier des Jours

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Vivre !

Une longue aile douce et précieuse

 

Caresse avec lenteur ma joue,

 

M’emplit de suaves sensations,

 

Etend les frissons à mon cou,

 

Sèche mes larmes disgracieuses

 

Et me murmure ton nom.

 

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