Neuf mai deux mille sept. page3.
Une petite pause s'est imposée hier, le huit mai. En effet, c'est un jour férié, alors je ne vois pas pourquoi j'aurais sacrifié du temps libre à une quelconque activité.
Je n'ai donc rien, mais absolument et résolument rien fait ce jour. Enfin, hier je veux dire, parce qu'aujourd'hui, je compte bien m'activer un tant soit peu.
De quoi aurais-je l'air si je ne faisais rien de la journée, sans motif valable en plus? D'une fainéante. Bon, je sais, ce n'est pas le radeau de la méduse non plus, un cas de fainéantite, mais cela ternit l'image qu'on a de soi-même et que les autres, ah! surtout les autres, ont de nous. Tiens, regarde, elle ne fait rien de ses journées celle-là! On se demande bien pourquoi ses parents se sont tués à la tâche pour lui assurer une rente...
Et bien, justement! J'ai une rente, alors je ne fous rien de la journée si je veux, puisque je suis une nantie, une privilégiée et tout le tintouin! Vous ne croyez tout de même pas que je vais laisser ma place de fainéante payée à d'autres? Qu'aurais-je d'ailleurs en échange? Un travail, peut-être même pas aussi bien rémunéré? Non merci, je vous le laisse, chers manants.
Moi, Apopiras de l'an 2007, j'ai décidé que j'aurais une vie d'adulte hors-moule. Juste pour observer les regards désapprobateurs d'Autrui. Autrui est une sacrée peau de vache parfois avec ses concitoyens!
Mais qu'Autrui fasse bien attention. A quoi? Et bien au retour de médaille, tiens... Ce n'est pas toujours les mêmes qui paient. Enfin, cela, je l'ai lu dans une fable de La Fontaine. Alors, allez savoir maintenant si c'est encore d'actualité dans notre pauvre siècle, qui n'est pas une légende...
Apopiras, qui va se recoucher!
A vos Plumes!