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  • : Un mot d'ordre :jouons avec les mots, décrivons, écrivons. Actu : Je ne suis plus co-animatrice d'Ecriture Créative depuis quelques jours...parce que j'ai mis en place mon propre atelier d'écriture! c'est la Vallée des Mots, petit endroit vert et douillet où l'on s'amuse avec les...mots!http://fr.groups.yahoo.com/group/valleedesmots/ Marina.P.10.12.2006
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Images de Vie

Vie

 

le coton chatouille ses yeux endormis

et irrite son nez chatouillé.

ses joues se colorent de cette douce vie

qui revient par torrents à lui se connecter.

Vendredi 21 mars 2008
Romulus courait, courait à en perdre haleine. Il avait eu une telle frousse qu'il ne se souvenait même plus d'où il était parti ! Ah ! Les coccinelles ! Il détestait cela, brrr... Déjà enfant, il en était totalement apeuré. C'était depuis le jour où Hydrocéphalia lui avait fait cette blague si cruelle.
Hydrocéphalia était née la même année que Romulus, mais elle était plus grande que lui. Ils n'ont que quelques jours de différence mais comptabilisent au moins dix centimètres d'écart (et sans parler de leurs familles, totalement divergentes !).
Romulus, originaire d'une famille plutôt  bien ancrée dans la patrie, argentée, avec beaucoup de privilèges anciens, appartient de fait à cette catégorie de personnes qui ont la chance d'être bien nées, outre celle d'avoir un prénom respecté de tous. Appeler son enfant Romulus est en effet lui conférer un pouvoir surhumain. C'est également faire appel à la mémoire collective et désigner son enfant en exemple. Par conséquent, le comportement de l'enfant en question doit suivre le mouvement ! Romulus a bien essayé, mais...
Sa famille est une vieille famille, du sud du pays, là où l'argent coule à flots, ainsi que les victuailles fraîchement sorties de terre. Romulus adorait, enfant, suivre des yeux ce formidable paysage sans cesse en évolution. Des abricots sortant de terre, s'ébrouant tels des chiots trempés après une longue baignade dans la rivière Plon, des cerises poussant délicatement les mottes de terre afin de naître à la surface de la planète, rouges, à la chair arrondie par un surplus de jus si sucré, des pommes de terre jouant à "fuyons la marmotte" afin de se dégager le plus rapidement possible de ces immenses boyaux de terre...
Romulus, enfant rêveur, était un des préférés de sa mère. Elle le choyait  tout autant que ses autres enfants, mais en son for intérieur, elle le désignait, non sans vergogne, comme un des élus.
Mais revenons plutôt à la course effrénée de Romulus, actuellement.
Il l'avait vue arriver, vrombissant telle une folle. Il avait bien tenté de l'éviter, mais cette bête de malheur l'avait percuté de plein fouet. Il s'était senti en climat anxiogène en un quart de seconde immédiatement à partir du contact établi avec la coccinelle. Pas question d'allergie. Non. Simplement la peur. Bleue. Comme une orange.
Hydro aurait été là, elle se serait étouffée de rire, c'est certain. Tout est de sa faute. Un jour, elle avait eu la très bonne idée de collectionner les bêtes du bon dieu. Dieu lui en voulut donc, puisque ces dernières lui appartenaient. Il faut remarquer qu'Hydrocéphalia n'était pas trop maligne non plus à l'époque: aller piquer les bêtes d'un si haut placé... Fallait forcément s'attendre à du pire qui allait arriver.
Et le bon dieu se vengea sur Romulus, qui éprouverait des peurs paniques à la vue d'une coccinelle, toute sa vie durant.
Il y avait bien la possiblité d'éradiquer toutes ces bêtes du sol, des airs, des mers (où nichaient-elles d'ailleurs?), mais cela allait demander beaucoup de travail. Et surtout, Romulus, ne pourrait rien faire car dès qu'il en aperçoit une, il se met à courir en hurlant de peur, en battant des bras tel un moulin sans vent suffoquant de rage en voyant le vent faiblir en Lettonie. Alors Hydro se mit à compulser tout un tas de livres sur les coccinelles... et finit par se piquer d'amour pour elles.
publié dans : Nouvellettes communauté : L'écriture dans tous ses états
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Vivre !

Une longue aile douce et précieuse

 

Caresse avec lenteur ma joue,

 

M’emplit de suaves sensations,

 

Etend les frissons à mon cou,

 

Sèche mes larmes disgracieuses

 

Et me murmure ton nom.

 

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