En vrac, ici, mon bric-à brac de dilettante...
le coton chatouille ses yeux endormis
et irrite son nez chatouillé.
ses joues se colorent de cette douce vie
qui revient par torrents à lui se connecter.
La plume glisse de la main,
Le papier vélin fait son félin,
S'étire, se racripote dans un coin
Et je ne sais plus rien.
De moi à toi les lignes
S'étalent, longilignes,
Et pourtant rien ne dessine
Encore cette âme sanguine.
Esquisse d'un écrit
Lové dans un écrin,
Livré par ta main.
Qui sera là demain?
Une longue aile douce et précieuse
Caresse avec lenteur ma joue,
M’emplit de suaves sensations,
Etend les frissons à mon cou,
Sèche mes larmes disgracieuses
Et me murmure ton nom.
A vos Plumes!