En vrac, ici, mon bric-à brac de dilettante...
le coton chatouille ses yeux endormis
et irrite son nez chatouillé.
ses joues se colorent de cette douce vie
qui revient par torrents à lui se connecter.
Une perlière jetant du perlimpinpin
Dans les palétuviers semble désorganisée
Mais moins que l’humain qui l’a laissée
Divaguer et arriver dans ce coin.
Elle a des odeurs d’huître mal famée
A force d’errer de mer en mer,
De sombrer et revenir au fil de l’eau salée,
D’humer ces étendues d’eau d’hier.
Jouant à l’argonaute en nageant
Du mieux qu’elle peut,
Elle se fait ramasser au soleil levant
Et ne fait plus d’envieux.
Une longue aile douce et précieuse
Caresse avec lenteur ma joue,
M’emplit de suaves sensations,
Etend les frissons à mon cou,
Sèche mes larmes disgracieuses
Et me murmure ton nom.
A vos Plumes!