En vrac, ici, mon bric-à brac de dilettante...
le coton chatouille ses yeux endormis
et irrite son nez chatouillé.
ses joues se colorent de cette douce vie
qui revient par torrents à lui se connecter.
Un vent violent
Dépose négligemment,
En descendant
Du nord,
Quelques flocons
Aguerris,
Guettant avec impatience
Le moment
Où ils formeront
Bataillon.
Tout le monde à terre !
Les étoffes neigeuses
Se superposent,
Les rares aiguilles
Des sapins verts de rage,
Aux pieds gelés,
Piquent
Tous ceux qui s’égarent
Sur leur passage.
Une flopée d’étoiles blanches
Avancent
Avec prudence,
L’humeur n’est plus
Au beau fixe,
Les aiguilles se multiplient,
Et un astre irradie
De sa présence
Toute nouvelle
Ce duel.
Des tranchées,
Couleur terre,
Apparaissent
Au sein de la blanche armée,
Découvrant aussi des espaces verts,
Nids de l’ennemi,
Le soleil
A choisi
Son camp.
Une longue aile douce et précieuse
Caresse avec lenteur ma joue,
M’emplit de suaves sensations,
Etend les frissons à mon cou,
Sèche mes larmes disgracieuses
Et me murmure ton nom.
A vos Plumes!