En vrac, ici, mon bric-à brac de dilettante...
le coton chatouille ses yeux endormis
et irrite son nez chatouillé.
ses joues se colorent de cette douce vie
qui revient par torrents à lui se connecter.
"Unis pour le butin, divisés au partage." Voltaire.
Jeanne est une aventurière, elle aime beaucoup ce qui sort de l’ordinaire. Tout ce qui attire son œil avide et curieux est en général encore inconnu à la plupart de ses concitoyens. Elle passe régulièrement pour une personne vivant en dehors de son temps, évoluant selon une autre mode, d’une époque qui semble révolue. Mais elle aime par-dessus tout faire comme elle l’entend, alors cela ne la gêne aucunement !Elle prépare sa valise afin de partir en vacances en Tanzanie. Elle s’offre un séjour de treize jours.
Une chasse au trésor, un peu d’archéologie et beaucoup de détente, loin des bruits incessants de la ville. Cette cité qu’elle abhorre, mais qui lui est tout de même utile, elle la quitte volontiers à chaque fois.
Jeanne recompte les vêtements, les pansements, les cartes géopolitiques et les bonbons au sureau pour s’assurer de ne pas être prise au dépourvu lors de son séjour.
Elle connaît le programme par cœur. Elle sait que tous les participants seront unis pour le butin, divisés au partage, comme tous bons êtres humains ! Mais elle part quand même. Elle aime l’aventure, à tous prix !
Ils sont arrivés à 02.23, un lundi matin, en pleine Tanzanie. On leur avait bien parlé d’une arrivée tardive, mais là… Cela commençait bien !
Jeanne et ses camarades ont pris leurs bagages, se sont installés rapidement dans l’hôtel cinq étoiles.
Ils ne doivent rester qu’une seule nuit dans cet hôtel charmant, et ils arrivent à peine quatre heures avant le réveil prévu au programme !
Jeanne trouve qu’il n’est pas très correct de la part de la société organisatrice de ne pas prévoir de dédommagements. Car enfin, ce n’est pas leur faute si le car roulait à lente allure depuis l’aéroport parce que le chauffeur était ivre… Quatre heures et vingt-trois minutes de plus que sur le programme, voilà ce qu’a duré le trajet aéroport-hôtel.
Jeanne n’osait même plus imaginer le reste du séjour, qui commençait si mal. Elle partirait d’emblée avec des cernes et un manque de sommeil. Elle ne serait pas très performante.
C’est éreintant l’aventure parfois.
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Une longue aile douce et précieuse
Caresse avec lenteur ma joue,
M’emplit de suaves sensations,
Etend les frissons à mon cou,
Sèche mes larmes disgracieuses
Et me murmure ton nom.
A vos Plumes!