En vrac, ici, mon bric-à brac de dilettante...
le coton chatouille ses yeux endormis
et irrite son nez chatouillé.
ses joues se colorent de cette douce vie
qui revient par torrents à lui se connecter.
Le Doryphore était en plein travail.
Le milieu avait ainsi surnommé Paul Bodoin parce qu'il venait de la campagne et qu'il ne se séparait jamais d'une étrange paire de chaussures à rayures noires.
Le Doryphore donc se trouvait dans une de ces magnifiques villas entourées de peupliers situées sur les hauteurs de Nice.
Il sondait les murs à la recherche d'un défaut qui pourrait trahir la présence du coffre-fort. Le maçon avait fait du bon travail; aucune aspérité, aucune irrégularité à première vue. Mais, ce que l'oeil ne pouvait voir, l'oreille l'entendit.
Un son creux, et le Doryphore déballa son matériel. Il se saisit d'une perceuse, un modèle personnel, remonta sur sa bouche le foulard qu'il portait autour du cou et commença à percer le mécanisme sophistiqué de la serrure.
Un instant d'éternité plus tard et il y eut le bruit d'un claquement sec.
Le Doryphore essuya alors son front bouillant du dos de la main et ouvrit lentement la porte du coffre-fort en retenant son souffle.
Il était loin de s'attendre à y voir un tel contenu: une savonnette, un médaillon de foie gras et une reproduction grossière couleur orange fluorescent d'un de ces petits chevaux de l'époque Ming à la croupe rebondie et aux jarrets tendus.
Désarçonné (et pas seulement par le cheval...), le Doryphore sortit la savonnette et se posa dans un des fauteuils moelleux pour réfléchir. Il la huma, regarda ses différents facettes, dans la lumière, et c'est en la tournant et retournant entre ses doigts qu'il aperçut enfin la fine rainure qui courait sur son pourtour. Machinalement il y glissa un ongle: le collage céda enfin pour laisser tomber une pluie fine de diamants canaris.
Un lent sourire se dessina sur les mandibules du Doryphore.
C'est ce moment que choisit l'alarme pour se déclencher.
Sophie, Lauréate pour la prose.
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Une longue aile douce et précieuse
Caresse avec lenteur ma joue,
M’emplit de suaves sensations,
Etend les frissons à mon cou,
Sèche mes larmes disgracieuses
Et me murmure ton nom.
A vos Plumes!