En vrac, ici, mon bric-à brac de dilettante...
le coton chatouille ses yeux endormis
et irrite son nez chatouillé.
ses joues se colorent de cette douce vie
qui revient par torrents à lui se connecter.
A la ferme des peupliers
Une vache nommée Bleuet
Faisait la fierté de Gaston
Le fermier aux mains de maçon.
Le soir en rentrant pour la soupe
Souvent il lui flattait la croupe
Et quand il était bien luné
Il lui tâtait même le jarret.
Bleuet se sentait mal à l’aise
Et dans ses grands yeux noirs de braise
Se pouvait lire le regret
De ne point pouvoir s’envoler.
Si elle était un doryphore
Sitôt elle prendrait son essor
Et ne se poserait sur terre
Que dans les champs de pommes de terre.
Alors qu’il rêvait à tout ça
Notre bovidé arriva
Dedans l’étable où l’attendait
La jeune femme du fermier...
Eliette un foulard sur la tête
Assise trayait la pauvre bête
Et ce faisant elle songeait
Qu’il lui faudrait bouillir le lait.
Dès lors elle pourrait préparer
Le biberon de son bébé
Et ce fromage doux et moelleux
Qui rendait son mari heureux.
L’enfant se prénommait Margot
Elle dormait dans son berceau
Et fleurait bon la savonnette
Aux doux parfum de la violette.
Au coin de sa lèvre perlait
Une goutte de ce bon lait
Produit par notre amie Bleuet
Et grâce auquel elle grandirait.
Au-dessus de son lit pendait
Comme mobile pour l’amuser
Un médaillon qui projetait
Mille reflets très colorés.
A la ferme des peupliers
Vivait une vache nommée Bleuet
Dont le bon lait faisait la joie
De tout' une famille ma foi !
Si notre vache l’avait su
Elle aurait supporter c’est sûr
Les caresses du bon Gaston
Qui n’étaient que signes d’affection.
Brigitte Verguet. Lauréate en poésie.
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Une longue aile douce et précieuse
Caresse avec lenteur ma joue,
M’emplit de suaves sensations,
Etend les frissons à mon cou,
Sèche mes larmes disgracieuses
Et me murmure ton nom.
A vos Plumes!