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Images de Vie

Vie

 

le coton chatouille ses yeux endormis

et irrite son nez chatouillé.

ses joues se colorent de cette douce vie

qui revient par torrents à lui se connecter.

Mardi 21 novembre 2006

A la ferme des peupliers

Une vache nommée Bleuet

Faisait la fierté de Gaston

Le fermier aux mains de maçon.

 

Le soir en rentrant pour la soupe

Souvent il lui flattait la croupe

Et quand il était bien luné

Il lui tâtait même le jarret.

 

Bleuet se sentait mal à l’aise

Et dans ses grands yeux noirs de braise

Se pouvait lire le regret

De ne point pouvoir s’envoler.

 

Si elle était un doryphore

Sitôt elle prendrait son essor

Et ne se poserait sur terre

Que dans les champs de pommes de terre.

 

Alors qu’il rêvait à tout ça

Notre bovidé arriva

Dedans l’étable où l’attendait

La jeune femme du fermier...

 

Eliette un foulard sur la tête

Assise trayait la pauvre bête

Et ce faisant elle songeait

Qu’il lui faudrait bouillir le lait.

 

Dès lors elle pourrait préparer

Le biberon de son bébé

Et ce fromage doux et moelleux

Qui rendait son mari heureux.

 

L’enfant se prénommait Margot

Elle dormait dans son berceau

Et fleurait bon la savonnette

Aux doux parfum de la violette.

 

Au coin de sa lèvre perlait

Une goutte de ce bon lait

Produit par notre amie Bleuet

Et grâce auquel elle grandirait.

 

Au-dessus de son lit pendait

Comme mobile pour l’amuser

Un médaillon qui projetait

Mille reflets très colorés.

 

A la ferme des peupliers

Vivait une vache nommée Bleuet

Dont le bon lait faisait la joie

De tout' une famille ma foi !

 

Si notre vache l’avait su

Elle aurait supporter c’est sûr

Les caresses du bon Gaston

Qui n’étaient que signes d’affection.

 

Brigitte Verguet. Lauréate en poésie.

par Brigitte Verguet publié dans : Concours
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Sablier des Jours

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Vivre !

Une longue aile douce et précieuse

 

Caresse avec lenteur ma joue,

 

M’emplit de suaves sensations,

 

Etend les frissons à mon cou,

 

Sèche mes larmes disgracieuses

 

Et me murmure ton nom.

 

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