En vrac, ici, mon bric-à brac de dilettante...
le coton chatouille ses yeux endormis
et irrite son nez chatouillé.
ses joues se colorent de cette douce vie
qui revient par torrents à lui se connecter.
Regarde-toi un peu. Tu n'as pas honte, d'être si jeune? A ton âge! D. Pennac.
Lili, qui se prénomme en fait Liliane, pense que ses parents ne l’ont pas gâtée avec son prénom, qu’ils se sont trompés d’époque !
Elle a seize ans, elle porte un prénom qui en a cinquante. La situation ne pouvait pas être pire à ses yeux. Ses parents ne comprennent pas. Elle ne cherche pas trop non plus à leur expliquer pourquoi cela l’énerve d’entendre Liliaaaane à longueur de journées.
Sa mère est tout le temps en train de lui crier ce mot tant haï. Elle déteste ses parents, il lui semble. Mais elle ne sait dire pourquoi. Cela ne peut tout de même pas venir du choix du prénom. Ses amies lui disent que c’est une raison un peu légère pour être en total désaccord et sur la voie de la fugue.
Un jeudi, le jour des lasagnes, elle rentre chez elle avec un air maussade attaché à son visage. Rien ne semble pouvoir la dérider. Elle a pris une décision grave : elle va partir.
Seulement elle voit sa mère arriver dans la cuisine, attifée comme… comme sa copine Mylène. Que se passe-t-il ici ? Sa mère habillée comme une jeune de fille de quinze ans. Le nombril a l’air. Ce qui se trouve autour du nombril, accumulé ici depuis des années d’abus alimentaires, est de fait exposé aussi. Lili ne comprend pas et a des hauts-le-cœur.
Elle ne reconnaît pas du tout sa mère. Elle lui demande si c’est carnaval et se ramasse une claque sur la joue droite, tandis que son père lui plaque une accolade brutale sur l’épaule gauche. C’est sa façon habituelle de lui souhaiter la bienvenue après la journée d’école. Déstabilisée, Lili chancelle et se raccroche à une chaise. Elle regarde tour à tour sa mère et son père.
Elle se rend compte seulement à cet instant que son père a ressorti la panoplie de ses vingt ans. Que se passe-t-il ?
Elle les regarde, d’un air hébété, puis leur demande enfin ce qu’ils fabriquent.
-Mais, ma petite Liliane, rien. Absolument rien d’anormal, hein papa ?
-Oui, chérie. On est comme d’habitude, mais avec une autre allure. Ça ne te plait pas Liliane ?
-Enfin ! Vous vous êtes vus ? Vous avez vu votre tronche ? Maman, regarde-toi un peu. Tu n’as pas honte d’être si jeune ? A ton âge ! On ne sait plus si tu es une petite fille ou une mère.
-Liliane, calme-toi mon petit. Maman a juste voulu être un peu plus dans ton époque…On voit bien que tu nous sens trop vieux pour toi. Alors on a voulu faire un effort avec ta mère pour…
-Un effort ! N’importe quoi ! Je ne vis pas dans les années 80, moi !
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Une longue aile douce et précieuse
Caresse avec lenteur ma joue,
M’emplit de suaves sensations,
Etend les frissons à mon cou,
Sèche mes larmes disgracieuses
Et me murmure ton nom.
A vos Plumes!