En vrac, ici, mon bric-à brac de dilettante...
le coton chatouille ses yeux endormis
et irrite son nez chatouillé.
ses joues se colorent de cette douce vie
qui revient par torrents à lui se connecter.
Je dois avouer que mon professionnalisme est époustouflant, car les gens se bousculent à ma porte dès que je montre ma carte et fais des démonstrations de mes talents devant le chaland venu acheter des légumes et qui repart avec de la farce et attrapes.
En effet, quoi de plus révolutionnaire que l'arnaque labellisée par un organisme de bienveillance? Rien. C'est tout. Absolument rien. Ne cherchez même plus, cela ne vous ferait que perdre du temps. Il n'y aucune idée au monde qui soit plus révolutionnaire que celle citée ci-dessus.
Pourquoi m'enorgueillir de tels faits? Parce qu'il faut bien s'occuper ma pauvre dame!
En réalité, je voudrais vraiment secourir des gens, les aider du mieux que je puis, mais c'est une catastrophe à chaque fois. Tenez, l'autre fois encore, j'entends des cris de sioux. De jeunes enfants jouaient dans un jardin, mais j'avais mal appréhendé la situation car quelques arbres me cachaient la forêt. C'est-à-dire? Et bien cela signifie que je suis arrivée en trombe dans le jardin, mitoyen à la rue dans laquelle je me promenais nonchalamment, arrachant l'arc et les flêches des mains du premier enfant, croyant ainsi sauver celui que je voyais pourchassé par ces hordes de petits diables.
Ne m'arrêtant pas en si bon chemin, j'ai utilisé l'arc et les flêches pour faire fuir l'ennemi. En effet, à quoi servait-il de me déplacer si ce n'était pour réellement prêter main forte à la petite victime?
Il semblerait que les parents, qui se tenaient dans le salon mais je ne le savais pas, n'aient que très peu goûté mon intervention, tenant pourtant du miracle.
J'ai eu beau expliqué que oui, un des enfants était criblé de flêches, que oui, certainement, il venait de vivre un petit choc, mais boudiou! il n'y a pas que le jeu dans la vie!
Il fallait voir dans tout cela une seule chose: l'être humain est toujours prompt à aider son prochain.
Les parents sus-cités n'ont pas voulu démordre de leurs pensées, que je pensais alors très négatives envers moi. Je n'eus qu'un seul recours: prendre mes jambes à mon cou.
Au gré de ma fuite, j'ai laissé par inadvertance, cela est certain, tomber quelques cartes de visite.
Cela paie! Depuis, une dame vient me voir avec un joli bambin, qui, paraît-il, est choqué à cause d'une histoire de jeux d'indiens avec ses amis.
La dame en question ne m'avait pas vu ce jour-là, n'avait pas assisté à mon intervention car elle batifolait loin de là, ayant laissé son enfant à la merci des camarades et parents de ces derniers.
Loin de moi l'idée de juger la vie et la morale de cette dame, je dirai simplement : "bien lui en a pris" !
Ah! on sonne à ma porte. Ce doit être elle qui m'amène le petit pour une séance de coaching personnalisé.
J'arriiiiive.
Apopiras, requinquée par une heure hebdomadaire de travail.
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Une longue aile douce et précieuse
Caresse avec lenteur ma joue,
M’emplit de suaves sensations,
Etend les frissons à mon cou,
Sèche mes larmes disgracieuses
Et me murmure ton nom.
A vos Plumes!