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Images de Vie

Vie

 

le coton chatouille ses yeux endormis

et irrite son nez chatouillé.

ses joues se colorent de cette douce vie

qui revient par torrents à lui se connecter.

Mercredi 15 août 2007

Comme j'aime beaucoup la diversité en écriture, voici encore une nouvelle histoire! Il s'agit de trois personnages qui évoluent de façon indépendante, mais parallèlement aux autres... jusqu'au chassé-croisé, jusqu'à la rencontre minime ou d'une importance capitale, l'on verra !

Quand Clarisse rentre du marché, elle se dépêche car elle pense à son programme télé, lequel promet de délicieuses heures, mâtinées certes de déclin culturel, mais elle adore tout simplement ! Elle dépose rapidement ses achats sur la table de la cuisine, enlève ses chaussures, enfile ses pantoufles en forme de guimauve géante et dégoulinante, achetées lors d’un après-midi de décompensation consécutive à ses manques affectifs. Ces derniers sont vraiment en tous genres : même le rat dans sa petite cage qui ne mordillerait pas le sacro-saint bout de pain dur, sans être debout sur un mur, lui ferait de la peine, causerait des ravages irréversibles donc à son porte-monnaie… Il y a un stade où tout est porteur de sens, il suffit juste de porter de l’attention à ce qui nous entoure.

Les pieds chaudement emmitouflés, les mains calées dans un paquet de chips et sur une télécommande universelle, les yeux rivés à un écran ultra-plat et multifonctions (sauf micro-ondes, elle n’avait pas assez de crédit auprès de son banquier, mais ce n’était pas faute de lui faire du rentre-dedans…),  elle se sentait enfin revivre, immergée de bonheur.

 

 

 

 

Après avoir effectué ses courses, Augustin est exténué. Lourdement fatigué par toutes ces ménagères piaillantes de moins de cinquante ans qui ne pensent qu’à une chose : trouver le meilleur rapport qualité-prix, alors que lui, toute la sainte journée, il calcule le pretium doloris, alors en fin de journée, voir des chiffres, des valeurs affichées sur chaque objet… Cela lui colle immanquablement des migraines, il se croirait presque, dans des mouvements d’ironie grotesque, une femme. Oui, une femme, affublée de ces migraines récurrentes et devenues des marques de fabrique de certaines ; une femme harcelée par des promotions plus qu’alléchantes et donnant le tournis… Enfin, il ne faut plus y penser, il est bien au chaud chez lui. Il en profite pour se mettre à l’aise, c’est-à-dire en caleçon rayé blanc et bleu, celui qui bouloche de partout mais qui est son compagnon des pires jours. Ainsi vêtu, il se prépare un drink, s’installe dans son fauteuil préféré, prend le livre qu’il a commencé la veille et plonge dans un monde feutré, rassurant.

 

 

 

 

Une fois les courses montées jusqu’au sixième étage, sans ascenseur, Charlotte prend le temps de souffler, ou plutôt de reprendre ce souffle qu’elle a perdu aux environs du deuxième étage. Il lui faut maintenant trouver encore un peu de force afin de chercher la clé et d’ouvrir la porte de son appartement, si toutefois il est permis de nommer appartement une pièce avec une toute petite lucarne, des tomettes salies et usées en guise de sol, une cave donc située sous le toit d’un immeuble pourtant fréquenté par des richards des meilleurs coins de la capitale.

Enfin ! Elle entre chez elle. Elle peut déposer ses achats, prendre la décision de les ranger plus tard et de se jeter sur son lit-sofa-siège d’appoint-chaise longue lorsque le soleil pointe le bout de son nez (mais en général c’est quand elle est au travail, hélas…).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

par marina.toli publié dans : Chassé-croisé
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Vivre !

Une longue aile douce et précieuse

 

Caresse avec lenteur ma joue,

 

M’emplit de suaves sensations,

 

Etend les frissons à mon cou,

 

Sèche mes larmes disgracieuses

 

Et me murmure ton nom.

 

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