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  • : Un mot d'ordre :jouons avec les mots, décrivons, écrivons. Actu : Je ne suis plus co-animatrice d'Ecriture Créative depuis quelques jours...parce que j'ai mis en place mon propre atelier d'écriture! c'est la Vallée des Mots, petit endroit vert et douillet où l'on s'amuse avec les...mots!http://fr.groups.yahoo.com/group/valleedesmots/ Marina.P.10.12.2006
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Images de Vie

Vie

 

le coton chatouille ses yeux endormis

et irrite son nez chatouillé.

ses joues se colorent de cette douce vie

qui revient par torrents à lui se connecter.

Jeudi 6 mars 2008

Vite, vite. On attend le dernier article. Se dépêcher, écrire  telle une fusée, sans freiner, zomber. Mais de quoi parler, de quoi s'entretenir? Peu importe, le premier sujet fera l'affaire. Qu'y-a-til dans cette pièce que l'on pourrait utiliser comme démarreur automatique de pensées?
Des poireaux (voilà ce que c'est d'écrire dans sa cuisine), non. Impossible. On a bien dit le premier objet ou truc qui tombe sous la main, mais faut que cela tombe sous le sens aussi. Enfin, un peu. 
Un bégonia. Mouais, à peine envisageable. Il faudrait être Nicolas le jardinier, ou Yvette la main verte, pour pouvoir s'en sortir pendant des lignes et des lignes sur un sujet aussi fané.
Regarder autour de soi, encore, une fois de plus, sans arrêt, tourner la tête et les yeux, vigie. 
Les yeux, tout à coup, se posent sur un livre. A-t-on déjà vu un oeil se poser? Sort-il de son orbite? A creuser...
Le livre. Sujet d'écriture par excellence. L'ouvrir. Le feuilleter. S'en imprégner afin de pouvoir mieux le manier ensuite avec une plume. 
Oublier le papier à écrire grâce à cet univers envoûtant que le livre renferme. Sombrer dans une histoire, sauter à pieds joints dans un autre monde, coloré, imagé, étranger, exotique. Déménager. 
Finir par engloutir le livre. Une fois la lecture terminée, se sentir vide. 
Regarder autour de soi, encore, une fois de plus, sans arrêt, à la recherche d'un monde perdu. D'une vie intensément vécue, ressentie, mais qui n'hésite pas une seule seconde à nous abandonner, là, pauvre petit lecteur.
.APOPIRAS.

publié dans : Apopiras, journal de bord d'une fille de ce siècle communauté : Plaisirs d'écrire
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Samedi 9 février 2008
Non seulement  il est affublé de préjugés abominables et ridicules sur les femmes, mais il semblerait que ce soit de même pour les hommes. Le Blessé est l'Homme aux A Priori... Eh bien ! Nous allons nous amuser!
Quoi de plus amusant que de contrer cet esprit obtus, confus?  Rien! Enfin, tant que nous sommes dans la forêt, bloqués parce que les autres sont partis en battue et que nous, nous avons les mauvaises places : le guet. Ca me fait penser d'ailleurs qu'on ne m'avait pas forcément prévenue que j'allais devoir rester à ma place à guetter, et que, donc, si l'on m'avait donné toutes les informations utiles, je n'aurais sans doute pas pris l'initiative de saigner un lapin!
Le Blessé me dit que jamais, vraiment jamais, je n'aurais dû avoir une arme entre les mains. J'en suis bien consciente (mais entre les pieds, allongée auprès de mon arbre, c'eût été encore pire) et j'acquiesce. Ce qui a pour but de le destabiliser, car il doit certainement s'attendre à ce que je le contre fortement dès qu'un mot s'apprête à  sortir de sa bouche (ce que doit faire sa bobonne). But atteint. Le Blessé me regarde, coi, essayant vainement de rassembler ses esprits; le problème étant qu'il n'en a que l'ombre d'un, alors en rassembler plusieurs...
Je marque donc un point. Mais le jeu m'ennuie, je dois avouer. Alors je vais le pimenter. Je me mets, sans le prévenir, à faire du théâtre. Je récite des vers aussi fameux qu'appropriés vu les circonstances: "Va, je ne te hais point". Bras invaincu mais non invincible, etc...
Je marque un second point car le Blessé me regarde comme si j'étais devenue folle. Il ne s'est sans doute jamais intéressé aux classiques du théâtre français. Tout comme je ne sais pas nettoyer cette saloperie d'arme que j'ai entre les mains. Qu'en faire d'ailleurs de cette abominable machine? La planter, la ficher en terre! Ce qui est fait pour tuer goûtera à l'âpreté de la terre, se rouillera les lèvres au contact  de l'humus avant de s'essoufler en tentant de sortir de son tombeau si largement dessiné par des mains de maître.
Evidemment, je récolte un regard de biais, noir comme le jais, froid comme l'ère polaire qui, non, non, n'a pas donné son nom à une veste très douce...
Le Blessé est un poids lourd du jugement hâtif: il me traite de folle... Tout cela parce que je ne sors pas du même cadre que lui. Pas les mêmes références, alors jugement défavorable dans un premier temps. 
Cela me rappelle quelque chose de très drôle... Un jour, lorsque j'étais à la boulangerie près de chez moi, je me suis follement amusée en appliquant des jugements rapides et désordonnés sur les clients avoisinants...
Est-ce à dire que nous partageons les mêmes travers avec le Blessé? Je le crains. En toute conscience, je dis "yep", mais moi, c'est différent, je m'en rends compte, alors que lui, ben, ce n'est pas si sûr que cela. Vous voyez, enfin, c'est un homme... 
Crotte de zut! Je n'arrive plus à sortir de cette spirale du jugement trop rapidement posé sur une catégorie, divulgué hâtivement, copié à la va-vite et collé sur le premier venu ensuite.
Allez! Dis-moi un truc, Monsieur le Blessé. Reprenons à zéro. Sitoplaît...
Je ne vais pas implorer son pardon non plus, faut pas pousser Mémé dans les orties ! Déjà que j'ai transformé tout à l'heure mes jolies et fines gambettes en montgolfières à cause de ces sales orties !
Tiens, une petite soupelette d'orties, rien de tel pour se requinquer, n'est-ce pas Monsieur le Blessé ? Comment? Vous ne connaissez pas? Ah...
Et voilà, conversation réduite à néant, à cause d'une plante verte laide et urticante. Vraiment, à quoi sert l'ortie (sauf en temps de guerre évidemment !) ?
.APOPIRAS.
publié dans : Apopiras, journal de bord d'une fille de ce siècle
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Mercredi 6 février 2008
Descendue de mon arbre par la force de ma bévue, j’étais face au chasseur qui fut chassé à son insu. Il était laid. Je l’ai déjà dit je crois, mais il est important de garder ce point à l’esprit. Laid à en faire mourir la Terre entière. Comment était-il même possible qu’un tel visage soit humain ? Ah oui ! C’est cela, en fait, ce n’est pas un être humain, je suis dans la forêt, alors c’est… un troll ! Peut-être que si je l’embrasse, il se change en prince tout à fait charmant. Là, pour le coup, j’aurais décroché le pompon qui donne droit à un tour gratuit de manège (qui, espérons-le, ne me rendrait pas malade…).
Plus je le regarde et plus je me demande quelle attitude adopter : le snober ? l’aider à se relever ? l’embrasser ? l’achever … ? 
Non, pas la dernière solution, car le fusil est toujours chargé de balles à blanc, et tant mieux  d’ailleurs !
Point suivant : l’embrasser. Pff ! Si au moins il était avenant, plaisant, etc… Mais là, non, rien, pas un effort de sa part, il hurle juste des insanités à mon encontre. Soi-disant que les femmes devraient être interdites de forêt, surtout lorsqu’elles ont un fusil à la main… je ne vois vraiment pas où il va chercher cette idée ! En plus, il fait exprès, j’en suis sûre, de se tordre de douleur, ce qui déforme encore plus son visage, beurk. Il doit faire cela en prévision de la troupe d’amis-collègues de la chasse qu’il est en train d’ameuter par ses cris d’animal à l’ego blessé.
Terzio : l’aider à se relever ? Plutôt mourir de rire, surtout quand on entend les stupidités qu’il ose encore me débiter : les femmes au volant, les femmes dans la forêt, les femmes et le bricolage… Bref, toute une litanie de clichés plus snobs les uns que les autres.
Enfin, quatrième point : le snober ? Pff. Même plus envie. Ç’eut pu être un jeu amusant, mais je sens que cette proie n’est ni amusante ni bonne joueuse. 
Alors je m’installe à terre, à côté de lui et lui demande du feu. Je me remets à fumer. Bien fait ! Pour qui ? Je n’en sais rien. Ah ben si ! Bien fait pour lui, qui se fait taxer des cigarettes.
Evidemment, il fume du tabac écoeurant. Ou peut-être est-ce parce que je n’ai plus l’habitude de fumer que je trouve cela peu ragoûtant ? Sans doute. Bon, on ne va pas faire une psychanalyse de tout cela non plus !
Le blessé, qu’en faire ?
Il est con en plus. C’était bien ma veine, de faire équipe avec le plus con d’entre eux.
Ah ! ça devient intéressant ! Il dégoise sur ses collègues-amis de la chasse…

.APOPIRAS.
publié dans : Apopiras, journal de bord d'une fille de ce siècle communauté : Plaisirs d'écrire
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Mardi 5 février 2008
Sur mon arbre, perchée, je regarde les gens passer, la vie se dérouler, le fleuve déborder, le coeur palpiter... De rencontre en rencontre, j'oscille. D'un mur à l'autre, mon nez se frotte. 
Le dernier mur en date: la rencontre romanesque. Ou presque, car ma vie, ce n'est pas un roman, ni un manège d'ailleurs, parce que je suis malade quand ça tourne un peu rapidement. Mais j'ai décidé d'inventer. D'inventer ce qui me manque, ce que personne n'a pensé à créer.
Bien consciente de l'extraordinaire prénom dont je suis affublée, j'ai décidé de me faire un nom maintenant. Il me fallait donc un ... mari! Bravo pour les rares qui suivaient. Les autres, et bien nous n'avons guère besoin de vous. Ciao!
Continuons, si vous voulez bien.
Un mari. Où puis-je en trouver un ? Sous-entendu un "normal", voire même un "supra-normal". Tant qu'à faire, autant prendre le meilleur.
J'ai regardé sur internet, j'ai feuilleté des catalogues numériques, j'ai salivé devant des photographies qui me renvoyaient toutes le même message lorsque je voulais m'entretenir avec elles, via la messagerie instantanée: "passez par la case Achat !"
Mon oeil que je vais passer par la case Achat, tu m'aurais dit que j'allais toucher au moins vingt mille, pourquoi pas, mais là, aucune promesse, rien, que du vent et du flou, alors même pas la peine de tenter le diable. 
Frustration donc. Des photographies intéressantes, rien de plus. Aucun moyen de rentrer en contact gratuitement. 
Je ne vais quand même pas dégainer la carte bleue pour parler à quelqu'un?!? Autant aller voir les putes!
Sauf que pour une femme qui cherche un mari, cela mettrait à mal la réputation, ce genre de démarches...
Bon, une seule solution: changer de tactique.
Je suis donc allée dans un bar. Rempli à gogo d'hommes mieux les uns que les autres. J'aurais dû me douter en entrant dans ce lieu que si j'étais la seule femme, ce n'était pas parce que le ciel me faisait une faveur... Mais bon, que voulez-vous, on ne se refait pas!
Il n'empêche que dans ce bar gay, j'ai passé une soirée exceptionnelle... mais n'ai trouvé aucun mari!
Il me faut encore changer de stratégie. Il me faut partir en chasse...
C'est à ce moment-là que je me suis acheté un fusil (moi qui m'étais promis de ne pas débourser un kopeck pour me trouver un mari et de ne jamais toucher à une arme, je suis dans de beaux draps côté conscience entachée)...

J'allais à la chasse par un beau dimanche de novembre. Le ciel était dégagé, ma main aussi de toute alliance, ce qui me rappelait ce pour quoi j'étais venue : la chasse au mari et non le casse-croûte interminable, mais ô combien délicieux, que nous faisions gloutonnement tous ensemble!
Et c'est alors que je le vis! Une belle fourrure, un exemplaire hors du commun, il me le fallait. Il semblait être doux, doux, doux... Sauf que je me suis trompée en tirant: j'ai abattu mon voisin au lieu du lapin de garenne!
Crotte de zut ! Me voilà avec un (faux) blessé sur les bras... Qu'en faire? Il est laid à en mourir en plus! Malheureusement pour moi, mes co-équipiers m'avaient équipée de balles à blanc... Damnée, je suis damnée. 
O Dio mio! donnez-moi une solution!
Pliiiiz!
.APOPIRAS.
publié dans : Apopiras, journal de bord d'une fille de ce siècle communauté : Plaisirs d'écrire
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Sablier des Jours

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Vivre !

Une longue aile douce et précieuse

 

Caresse avec lenteur ma joue,

 

M’emplit de suaves sensations,

 

Etend les frissons à mon cou,

 

Sèche mes larmes disgracieuses

 

Et me murmure ton nom.

 

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