Vite, vite. On attend le dernier article. Se dépêcher, écrire telle une fusée, sans freiner, zomber. Mais de quoi parler, de quoi
s'entretenir? Peu importe, le premier sujet fera l'affaire. Qu'y-a-til dans cette pièce que l'on pourrait utiliser comme démarreur automatique de pensées?
Des poireaux (voilà ce que c'est d'écrire dans sa cuisine), non. Impossible. On a bien dit le premier objet ou truc qui tombe sous la main, mais faut que cela tombe sous le sens aussi. Enfin, un
peu.
Un bégonia. Mouais, à peine envisageable. Il faudrait être Nicolas le jardinier, ou Yvette la main verte, pour pouvoir s'en sortir pendant des lignes et des lignes sur un sujet aussi fané.
Regarder autour de soi, encore, une fois de plus, sans arrêt, tourner la tête et les yeux, vigie.
Les yeux, tout à coup, se posent sur un livre. A-t-on déjà vu un oeil se poser? Sort-il de son orbite? A creuser...
Le livre. Sujet d'écriture par excellence. L'ouvrir. Le feuilleter. S'en imprégner afin de pouvoir mieux le manier ensuite avec une plume.
Oublier le papier à écrire grâce à cet univers envoûtant que le livre renferme. Sombrer dans une histoire, sauter à pieds joints dans un autre monde, coloré, imagé, étranger, exotique.
Déménager.
Finir par engloutir le livre. Une fois la lecture terminée, se sentir vide.
Regarder autour de soi, encore, une fois de plus, sans arrêt, à la recherche d'un monde perdu. D'une vie intensément vécue, ressentie, mais qui n'hésite pas une seule seconde à nous abandonner,
là, pauvre petit lecteur.
.APOPIRAS.
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A vos Plumes!