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Poésie

Samedi 16 septembre 2006

Neuf, dix , douze,

Pulsations,

Au gré du vent

Me transportent

Et allègent

Les peines

De mon souffreteux

De cœur.

Trois et sept,

Chiffres magiques

Par excellence,

On avance,

Partir de rien,

D’une anodine naissance.

Deux, quatre,

Carré, recta,

Angles droits

Auxquels je me

Heurte

Sans cesse.

Six, huit,

Rotondités

Et infinis

Couchés

Dans les lignes

De ma main.

Un,

Un destin,

Le mien.

Cinq,

Mes doigts,

Croisés

Comme au bon

Vieux temps.

Onze,

Piliers

De bronze,

Rêvant

De l’œuvre

Au noir.

Zéro,

Ovale parfait,

Visage,

Attrait.

Par marina.p
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Samedi 16 septembre 2006

Farandoles,  

Cabrioles,   

Au secours,   

S’envole   

Mon cœur.   

 

Un décroché…  

Sans atteindre   

Les cieux.   

Un raté…   

Arrête de geindre   

Loin d’eux ! 

 

Le rythme   

S’accélère, 

Morsure   

De vipère,   

J’aime.   

 

Propagation   

Du venin,   

Douce euphorie,   

Abrasion   

Des mains. 

Peur de vivre, lentement   

Effacée,   

Joie ineffable s’insinuant,   

Colorée,   

Dans ces vaisseaux   

Anémiés.
Par marina.p
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Dimanche 17 septembre 2006

Ma plume raye la page, la biffe,

Annote, gnose, commente, complète,

Bref,  elle fait son élégante, son indiscrète,

Et dès qu’elle m’entend, se rebiffe.

 

 

Ainsi donc tu veux vivre de tes propres ailes ?

Bien, écris, crayonne, déploie ton zèle,

Et surtout, ne manque pas de courage,

Car tu es maintenant seule sur cette page.

 

 

Qu’entends-je ? que du silence,

Pas le plus petit crissement de papier.

T’es-tu asséchée, plus de danse ?

Je t’offre un ami : mon encrier.

 

Par marina.p
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Mardi 26 septembre 2006

Une ombre passe, furtive,

Vive, et chatouille prestement

Les amants.

 

Ses déplacements vont en

S’amenuisant,

Délaissée par le soleil. 

 

Elle se pose néanmoins

Un instant,

Au creux du vallon. 

 

Puis sentant la fin de la journée

Arriver,

Elle s’active. 

 

Tant de choses à ombrager,

Des milliers de sujets à contenter,

Ses passages se feront éclairs,

Illuminant des parois de verre

Comme les poussières

De terre.

Par marina.p
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Vivre !

Une longue aile douce et précieuse

 

Caresse avec lenteur ma joue,

 

M’emplit de suaves sensations,

 

Etend les frissons à mon cou,

 

Sèche mes larmes disgracieuses

 

Et me murmure ton nom.

 

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