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  • : Un mot d'ordre :jouons avec les mots, décrivons, écrivons. Actu : Je ne suis plus co-animatrice d'Ecriture Créative depuis quelques jours...parce que j'ai mis en place mon propre atelier d'écriture! c'est la Vallée des Mots, petit endroit vert et douillet où l'on s'amuse avec les...mots!http://fr.groups.yahoo.com/group/valleedesmots/ Marina.P.10.12.2006
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Images de Vie

Vie

 

le coton chatouille ses yeux endormis

et irrite son nez chatouillé.

ses joues se colorent de cette douce vie

qui revient par torrents à lui se connecter.

Mercredi 9 avril 2008

S'il y a bien des livres qui ne doivent pas passer inaperçus, c'est ceux que je mentionne sur ce blog ! ;-)  (j'adooore faire ma fausse prétentieuse parfois ;-).
Blague à part, les livres cités (et à venir) sur ce blog sont forcément des livres qui m'ont émue, touchée, ennuyée, distraite, ravie, grandie, amusée, parlé, enivrée, joyeusement occupée, horrifiée, fait faire des cauchemars à m'en réveiller morte en pleine nuit... Pas forcément tout ça à la fois, mais pour certains, ils comptabilisent plusieurs cas.

Les livres de Mathias Malzieu font partie de ces livres dont je ne sors pas indemne.
Arrivée à la dernière page, la fin du monde approche... que me reste-t-il à lire ?

Le premier lu : La mécanique du coeur. Un conte pour enfants et pour pas-enfants, donc moi aussi. Une histoire d'amour truffée d'images fortes, de métaphores qui font sens à mes oreilles et mon coeur, de personnages hauts en couleur (Miss Acacia, Jack, Docteur Madeleine..).  L'impression de lire en musique. Ah oui ! Pour ceux qui ne connaissent pas Mathias Malzieu, c'est le chanteur du groupe Dionysos. Sublime groupe français qui porte en lui l'étincelle d'un monde imaginaire de rêve.
Je vous livre l'exergue
...."Premièrement, ne touche pas à tes aguilles. Deuxièmement, maîtrise ta colère. Troisièmement, ne te laisse jamais, au grand jamais, tomber amoureux. Car alors pour toujours à l'horloge de ton coeur la grande aiguille des heures transpercera ta peau, tes os imploseront et la mécanique du coeur sera brisée de nouveau."
Le problème, donc, avec ce type de livres, c'est lorsque nous tenons la dernière page entre ces cons de doigts tremblants... Arriverons-nous à refermer ce monde? Oui ! Mais bien parce que derrière, il y a un autre livre !

Le second lu : Maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi.  Encore une fois, un conte. Plus pour les adultes, mais pas sûr. Un chemin d'initiation. Un adulte de trente ans perd sa mère et tente de vivre son deuil. D'ailleurs, cette expression est assez insensée je trouve: vivre son deuil ! vivre, ça se rapporte à la vie, of course. Et puis, le deuil, la mort. Vivre sa mort, celle des autres. Ou alors comment ces termes peuvent-ils être reliés par du vide... Du vide. Et bien nan ! Mathias Malzieu nous raconte comment vivre le deuil sans vide, en se battant contre cette saleté de vide, en étouffant le vide. Combler les interstices. Avec la philosophie des ombres. Avec le géant Giant Jack. Et encore la musique... "Giant Jack is on my back"....
"Quand la lune sera tombée, je la roulerai en boule, l'enfoncerai dans mon sac à dos et j'irai la planter au cimetière, sur ta tombe.C'est bon de se faire décrocher la lune, même quand on est mort, ça apaise, oui? "

Ouf, il m'en reste un troisième à lire, le premier écrit. 38 mini westerns (avec des fantômes).

Oui, ouf, car l'écriture de Mathias Malzieu est une bouffée d'oxygène, un délire survolté comme l'on en rencontre rarement.

par marina.p. publié dans : Lectures communauté : L'écriture dans tous ses états
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Mercredi 9 avril 2008
Humm, par quoi commencer? Enfin, par quel livre? Allez, par Zelda de Jacques Tournier, celui qui a une belle photographie de Zelda Sayre Fitzgerald en couverture. D'ailleurs, je l'ai choisi pour la photographie, ce livre. Zelda y a un magnifique petit air des années 20, pas encore folle.
Jacques Tournier, traducteur de romans de Scott Fitzgerald, se consacre ici à l'épouse de l'écrivain. Mais Scott est fort présent, tellement ils sont indissociables. Je trouve que l'écriture personnelle de ce biographe est gommée et laisse la place entière à Zelda, qui "a tout perdu en perdant sa tête" (Scott Fitzgerald). Et c'est tant mieux car la star, c'est Zelda pour une fois ! ;-). Elle qui se démenait dans les affres de la schizophrénie et de ses échecs tant au niveau de la danse que de l'écriture, elle serait probablement ravie d'être en tête de gondole, d'être à nouveau au goût du jour.
Par fidélité à cette vie que je découvrais plus en détails, je me suis sentie obligée de continuer avec la mort du papillon de Pietro Citati. Mais cette lecture fait partie de ces obligations que l'on est absolument ravi d'avoir et qui nous font crier "encore" ! Dans ce livre, Pietro Citati brosse le portrait du couple, insère quelques photographies qui illustrent parfaitement les propos... Et l'on referme le livre en fermant les yeux un instant, en respirant doucement, une sorte de prière pour ces vies et coeurs tourmentés.
publié dans : Lectures communauté : Plaisirs d'écrire
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Lundi 10 mars 2008
Face à "Doukipudonktan, se demande Gabriel excédé.", l'incipit incroyablement maîtrisé de Zazie dans le métro , maîtrisé dans le sens où le ton est immédiatement donné, le décor planté, Gabriel exhibé, livre que je relis toujours de temps à autre pour me rappeler que la vie est courte mais drôle et foisonnante, j'ai eu envie d'ouvrir un livre, un autre, autre style, mais dont le titre, et non l'incipit, est de ceux que je voudrais avoir créés... Dostoïevski lit Hegel en Sibérie et fond en larmes. En même temps, Fiodor, sans vouloir être désobligeante, fallait pas se plonger dans de telles lectures non plus... Déjà que la Sibérie, ça ne doit pas être olé olé tous les jours...
Qu'est-ce qui t'arrive-t-il, mon petit? Dosto... toi qui as survécu au goulag, à l'exclusion en te hissant parmi les plus grands écrivains... Pleurer?  Faut dire également que Hegel n'est pas très très gentil:  en schématisant un peu (si, si, j'ai le droit, c'est mon espace ici !), on pourrait dire qu'Hegel estime que la Sibérie, niet, pas besoin d'en tenir compte dans l'histoire, avec un grand H ou pas, bien fait, tac, dans les dents ! Ce qui fait que Dosto peut bien se demander pourquoi il subit les avanies d'un monde qui le rejette. Même traitement pour l'Afrique, Africa out of Hegel's mind. Quand je vous disais qu'il n'est pas très sympa, ce Hegel, alors...? Alors du coup, livre terminé,  déjà recommencé toutefois pour mieux l'estourbir ensuite, je repasse malgré tout dans les bras de Mihail Sebastian, l'un des écrivains roumains les plus importants du 20ème siècle, pour effectuer des Promenades parisiennes. Et là, olé! pour le coup, car c'est un livre intéressant qui nous laisse voguer sur les années 30, à Paris. Le livre se termine sur quelques études littéraires, de Stendhal notamment (que je n'apprécie guère, mais bon, Sebastian ne devait pas être au courant  puisque dans les années 30, point je n'étais née ;-).
Trois livres, trois idées différentes, trois climats différents. Trois moments agréables.
publié dans : Lectures communauté : Ecrire
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Samedi 9 février 2008

L'autobiographie de Simone Veil est un témoignage courageux d'une femme qui a survécu aux camps de concentration hitlériens, qui a permis aux Françaises de bénéficier de l'avortement dans des conditions médicales tout à fait humaines, qui s'est engagée dans les chemins sinueux de l'Europe, de la Magistrature, des Ministères... Chemins peuplés d'hommes, gouvernés par des hommes.
Au fil des pages, l'on découvre une femme remplie d'une force vitale époustouflante. Certaines des  expériences qui furent les siennes, tant sur le plan personnel que professionnel, sont un édifiant document reflétant la mentalité du XXème siècle. L'on y retrouve les horreurs et les bassesses dont se sont avérés capables les êtres humains.
L'écriture, ferme et précise, nous emmène dans un voyage dont on ne ressort pas indemne.

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Sablier des Jours

Mai 2008
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Vivre !

Une longue aile douce et précieuse

 

Caresse avec lenteur ma joue,

 

M’emplit de suaves sensations,

 

Etend les frissons à mon cou,

 

Sèche mes larmes disgracieuses

 

Et me murmure ton nom.

 

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